Modèle de lettre de relance de facture impayée Word et Google Docs gratuit

Trois lettres prêtes à compléter pour récupérer une facture impayée : relance amiable, deuxième relance avec pénalités et indemnité de 40 €, dernière relance avant mise en demeure. À télécharger en Word ou à copier dans Google Docs.

Aperçu du modèle de lettre de relance de facture impayée Digitiz : première relance amiable avec tableau de la facture et champs à compléter en vert

Vous préférez que les relances partent toutes seules ?

Ces trois lettres couvrent l’essentiel d’un recouvrement amiable. Si vous émettez beaucoup de factures, un logiciel de facturation repère les retards et envoie les relances à votre place, au bon moment et avec le bon ton. Voici les trois que je recommande.

Logo Abby

Programme des relances automatiques par e-mail dès qu'une facture dépasse son échéance, sans rien suivre à la main.

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Rapproche les paiements reçus de vos factures et vous montre d'un coup d'œil celles qui restent à relancer.

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Envoie des relances par étapes selon un calendrier que vous fixez et centralise l'historique de chaque client.

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Certains de ces liens sont affiliés : si vous souscrivez en passant par eux, Digitiz touche une commission, sans surcoût pour vous. Cela ne change rien à mon avis sur ces outils.

Ce que contient ce modèle de lettre de relance

Une facture impayée se traite rarement en un seul courrier. J’ai donc réuni dans un même document Word les trois niveaux de relance que j’utilise, chacun sur sa propre page, prêts à compléter :

  • Niveau 1, la relance amiable : quelques jours après l’échéance, un rappel courtois qui part du principe que le client a simplement oublié ;
  • Niveau 2, la deuxième relance : dix à quinze jours plus tard, plus ferme, avec le rappel des pénalités de retard et de l’indemnité forfaitaire de 40 €, et un délai de paiement précis ;
  • Niveau 3, la dernière relance avant mise en demeure : à envoyer en recommandé, avec le décompte complet (principal, pénalités, indemnité) et l’annonce des suites judiciaires.

Une quatrième page sert d’aide-mémoire : quand envoyer chaque lettre, les délais de paiement légaux, la formule de calcul des pénalités avec un exemple chiffré, et ce qui change quand votre client est un particulier. Tous les champs à remplir apparaissent entre crochets, en vert : il suffit de les remplacer. Le document s’ouvre dans Word, LibreOffice et Pages, et la version Google Docs vous propose directement d’en créer une copie.

Comment l’utiliser

Complétez une fois pour toutes l’en-tête de vos coordonnées sur les trois lettres. Pour chaque impayé, reprenez ensuite la lettre du niveau où vous en êtes, remplissez les références de la facture, les montants et les dates, puis supprimez les indications de niveau en haut de page. Joignez toujours une copie de la facture : c’est souvent elle qui débloque le paiement, parce qu’elle s’est perdue dans une boîte de réception ou chez un comptable.

La première relance peut partir par e-mail. Pour vous inspirer, j’ai rassemblé des exemples d’e-mails de relance de facture impayée avec mes conseils de ton. La deuxième peut suivre le même chemin, doublée d’un appel. La troisième doit partir en lettre recommandée avec avis de réception : vous aurez besoin de cette preuve si le dossier va plus loin.

Les délais de paiement légaux en 2026

Avant de relancer, vérifiez que la facture est vraiment en retard. Entre professionnels, le délai de paiement par défaut est de 30 jours après la réception de la marchandise ou l’exécution de la prestation. Le contrat ou vos conditions générales peuvent prévoir un délai plus long, dans une double limite : 60 jours à compter de la date d’émission de la facture, ou 45 jours fin de mois. Certains secteurs ont leurs propres règles, comme le transport routier (30 jours) ou les produits alimentaires périssables. Tout est détaillé sur la fiche Délais de paiement entre professionnels et pénalités de retard de Service-Public, mise à jour en août 2026.

Avec un client particulier, il n’y a pas de délai légal spécifique : la facture est payable à la date que vous avez fixée, ou comptant si vous n’avez rien prévu. D’où l’intérêt d’indiquer une échéance claire sur chaque facture.

Pénalités de retard et indemnité de 40 € : le rappel qui fait payer

Entre professionnels, un retard de paiement fait courir de plein droit des pénalités, dès le lendemain de la date d’échéance, sans qu’une relance ou une mise en demeure soit nécessaire. Leur taux est celui prévu dans vos conditions générales de vente, sans pouvoir être inférieur à trois fois le taux d’intérêt légal, soit 8,25 % selon Service-Public en 2026. À défaut de taux prévu, c’est le taux de refinancement de la BCE majoré de 10 points qui s’applique : 12,40 % pour le second semestre 2026.

Le calcul est simple : montant TTC impayé × taux annuel × nombre de jours de retard ÷ 365. Pour une facture de 2 400 € réglée avec 45 jours de retard au taux de 12,40 %, cela représente 36,69 €. S’y ajoute l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement de 40 €, due une fois par facture payée en retard, même en cas de paiement partiel. Si vos frais réels de recouvrement sont plus élevés, vous pouvez demander une indemnisation complémentaire sur justificatifs.

En pratique, beaucoup d’entreprises ne réclament pas ces pénalités à leurs bons clients. Je conseille de les mentionner systématiquement dès la deuxième relance, quitte à y renoncer ensuite en geste commercial. Le simple fait de les chiffrer change souvent la priorité que votre facture occupe dans la pile du service comptable. Pour que ces mentions figurent aussi sur vos factures, mon générateur de facture les ajoute automatiquement.

Et si le client est un particulier ?

Les pénalités de retard du Code de commerce et l’indemnité de 40 € ne s’appliquent qu’entre professionnels. Avec un particulier, vous pouvez réclamer des intérêts au taux légal, mais seulement à partir de la mise en demeure. Dans la deuxième et la troisième lettre, j’ai prévu une indication en vert qui vous dit quel paragraphe remplacer. Le reste de la procédure est le même, mais le délai pour agir en justice est plus court : deux ans pour l’action d’un professionnel contre un consommateur, contre cinq ans entre commerçants.

Relance, mise en demeure, injonction de payer : l’ordre des étapes

La relance n’est pas une obligation légale, mais elle règle la majorité des retards. Service-Public le rappelle dans sa fiche sur le recouvrement amiable : lorsque l’impayé vient d’un désaccord sur la prestation, mieux vaut régler le litige d’abord, une relance ne servira à rien. Quand les relances restent sans effet, l’étape suivante est la mise en demeure de payer, pour laquelle j’ai préparé un modèle de mise en demeure dédié. Elle fait courir les intérêts moratoires et ouvre la voie à l’injonction de payer devant le tribunal.

Si les impayés deviennent récurrents, deux pistes méritent d’être étudiées : un logiciel de recouvrement, qui automatise les relances et le suivi, et une assurance contre les impayés pour vos plus gros clients.

Word ou logiciel de facturation ?

Ce modèle Word suffit tant que vous gérez quelques retards par trimestre. Au-delà, le suivi devient vite pénible : qui a été relancé, quand, à quel niveau ? Un logiciel de facturation connaît l’échéance de chaque facture, envoie les relances selon un calendrier que vous choisissez et rapproche automatiquement les paiements reçus. Les trois logiciels présentés en haut de cette page le font très bien.

Trois erreurs que je vois souvent

Attendre trop longtemps. Plus une facture vieillit, moins elle a de chances d’être payée. Relancez dans la semaine qui suit l’échéance, pas au bout de deux mois.

Relancer sans pièce jointe. Un client qui doit rechercher la facture remettra le paiement à plus tard. Joignez-la à chaque relance.

Menacer sans suite. Si votre troisième lettre annonce une mise en demeure, envoyez-la à la date dite. Pour la suite, gardez aussi sous la main mes modèles de facture et de facture d’acompte : demander un acompte reste la meilleure prévention des impayés.