Modèle de planning de chantier gratuit
Un planning de chantier par lots et corps d’état : fins calculées hors week-ends et fériés, barres automatiques, jalons de réception et intempéries suivies. À télécharger en Excel ou à copier dans Google Sheets.
Vous préférez un logiciel qui tient le planning du chantier pour vous ?
Ce tableur suffit pour suivre un chantier de quelques lots avec une réunion par semaine. Si vous menez plusieurs chantiers en parallèle, ou si vous voulez que chaque entreprise voie ses dates sur son téléphone et reçoive une alerte quand une tâche glisse, trois logiciels font ce travail à votre place.
Le logiciel des artisans du bâtiment : planning de chantier relié aux devis, aux factures et au suivi des heures sur chantier.
Essayer ObatMon avis sur Obat
Un planning de chantier partagé en temps réel avec les entreprises, vue Gantt et alertes quand une tâche glisse.
Essayer monday.comMon avis sur monday.comPour piloter plusieurs chantiers : dépendances entre tâches, décalage automatique des lots et tableaux de bord de charge.
Essayer WrikeMon avis sur WrikeCertains de ces liens sont affiliés : si vous souscrivez en passant par eux, Digitiz touche une commission, sans surcoût pour vous. Cela ne change rien à mon avis sur ces outils.
Ce que contient ce modèle de planning de chantier
J’ai construit ce modèle pour qu’un conducteur de travaux, un architecte ou un maître d’ouvrage puisse suivre un chantier de rénovation ou d’aménagement sans logiciel dédié. Le classeur compte trois feuilles :
- Planning : une ligne par tâche, avec le lot et le corps d’état, l’entreprise, la date de début, la durée en jours ouvrés, les jours perdus pour intempéries, la date de fin calculée, l’avancement et le statut. À droite, seize semaines en colonnes où les barres se dessinent seules. Le tout tient sur une page A4 paysage ;
- Paramètres : le nom et l’adresse du chantier, le maître d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre, la référence du marché, la date du point d’avancement, la date de fin prévue au marché, la liste des lots et les jours fériés 2026 et 2027 ;
- Mode d’emploi : les étapes pour adapter le modèle à votre chantier.
Les calculs sont automatiques. La date de fin de chaque tâche saute les week-ends et les jours fériés. Les jours d’intempéries saisis repoussent cette fin d’autant. En haut du planning, six indicateurs se mettent à jour : début du chantier, fin prévue, fin au marché, marge en jours ouvrés, total des jours d’intempéries et avancement global, pondéré par la durée des tâches. Les barres changent de couleur selon le statut : vert pour une tâche prévue, vert clair une fois terminée, orange quand elle est en retard. Les jalons, comme la réception ou la levée des réserves, apparaissent en noir sur leur semaine.
Le fichier existe en version Excel, qui s’ouvre aussi dans LibreOffice, et en version Google Sheets, pratique pour partager le planning avec les entreprises en lecture seule.
Comment l’utiliser
Commencez par la feuille « Paramètres ». Renseignez le chantier, puis le premier lundi à afficher : le planning montre seize semaines à partir de cette date. Indiquez la date de fin des travaux prévue au marché, c’est elle qui sert à calculer la marge. Adaptez ensuite la liste des lots à votre chantier. J’ai prévu les corps d’état les plus courants en second œuvre, de l’installation de chantier au nettoyage, et des cases libres pour ajouter les vôtres.
Sur la feuille « Planning », remplacez les lignes d’exemple par vos tâches. Pour chacune, choisissez le lot dans la liste déroulante, indiquez l’entreprise, le type (tâche ou jalon), la date de début et la durée en jours ouvrés. Un jalon a une durée de zéro. La fin et les barres se calculent seules.
À chaque réunion de chantier, changez la date du point d’avancement dans « Paramètres » et mettez à jour la colonne « Avanc. ». Les statuts se recalculent : une tâche dont la fin est dépassée, ou dont le début est passé sans aucun avancement, passe en retard. La semaine du point est surlignée sur toute la hauteur du planning, ce qui permet de voir en un coup d’œil ce qui aurait dû être fait. Enregistrez ensuite en PDF et joignez le planning au compte rendu.
Construire un planning de chantier réaliste
Un planning ne vaut que par ses durées. Trois réflexes évitent la plupart des mauvaises surprises.
Raisonner en jours ouvrés. Une entreprise qui annonce « deux semaines » annonce dix jours de travail, pas quatorze jours calendaires. Le modèle compte en jours ouvrés et retire les jours fériés : en fin d’année, Noël et le jour de l’An décalent à eux seuls toutes les tâches de deux jours.
Respecter l’ordre des corps d’état. Le gros œuvre et le clos couvert d’abord, puis les réseaux (électricité, plomberie) avant de fermer les cloisons, les menuiseries, et enfin les finitions : peinture, sols, nettoyage. Deux lots peuvent se chevaucher tant qu’ils ne travaillent pas dans la même pièce. Le modèle n’enchaîne pas les tâches à votre place : quand une tâche recule, décalez à la main celles qui en dépendent. C’est volontaire, un planning de chantier se discute en réunion, il ne se recalcule pas en cascade sans que personne ne le voie.
Garder de la marge. L’indicateur de marge compare la dernière date du planning à la date prévue au marché. Une marge de zéro dès le premier jour signifie que le moindre imprévu se traduira par un retard. Pour un chantier de quelques mois, je vise au moins une semaine de marge avant la réception.
Les intempéries : les suivre et les justifier
La météo est la première cause de retard sur les lots extérieurs : terrassement, maçonnerie, couverture, étanchéité, ravalement. La colonne « Intemp. (j) » sert à garder la trace des jours perdus, tâche par tâche. Chaque jour saisi repousse la fin de la tâche, et le total apparaît en haut du planning. Ce relevé vous servira en réunion, et au moment de discuter d’éventuelles pénalités de retard avec le maître d’ouvrage.
Côté salariés, le BTP dispose d’un régime spécifique de chômage intempéries. Selon Service Public Entreprendre, l’arrêt du travail est décidé par l’employeur ou son représentant sur le chantier, après consultation du comité social et économique lorsqu’il existe. En 2026, l’indemnité est limitée à 75 % du salaire et elle est due à partir de la deuxième heure perdue dans la même semaine ou la même période d’arrêt. Le salarié doit avoir travaillé au moins 200 heures dans les deux mois précédents, et ne peut pas être indemnisé plus de 55 jours depuis le 1er janvier. L’entreprise déclare les heures perdues à sa caisse de congés intempéries du BTP : votre relevé dans le planning vous donne les dates à reporter.
Réception et levée des réserves : les deux jalons à ne pas oublier
Un chantier ne se termine pas avec le nettoyage. Il se termine par la réception des travaux, l’acte par lequel le maître d’ouvrage accepte l’ouvrage, avec ou sans réserves. Elle est encadrée par l’article 1792-6 du Code civil et se formalise par un procès-verbal signé des deux parties. C’est un jalon à part entière : il faut le planifier, convoquer les entreprises et prévoir le temps de la visite.
Si des défauts apparents sont constatés, ils sont inscrits au procès-verbal sous forme de réserves. La réception a bien lieu, mais les entreprises concernées doivent reprendre ces points. La loi ne fixe pas de délai général pour lever les réserves : il se convient entre le maître d’ouvrage et l’entrepreneur. D’où l’intérêt de le planifier, comme dans l’exemple du modèle, avec une tâche « Reprise des réserves » suivie d’un jalon « Levée des réserves ».
La date de réception compte aussi pour la suite. Elle fait courir la garantie de parfait achèvement, d’une durée d’un an, pendant laquelle l’entrepreneur doit réparer les désordres signalés dans le procès-verbal ou notifiés par écrit dans l’année, comme le rappelle la DGCCRF. Elle ouvre aussi les garanties biennale et décennale. Notez-la précisément.
Tableur ou logiciel de gestion de chantier ?
Un tableur fait très bien l’affaire pour un chantier à la fois, suivi par une seule personne. Ses limites apparaissent quand les chantiers se multiplient : il faut recopier les plannings, les dépendances entre tâches se gèrent à la main et chaque entreprise reçoit un PDF qui n’est plus à jour le lendemain. Un logiciel de gestion de chantier ou de gestion de projet partage le planning en temps réel, décale automatiquement les tâches liées et relie le planning aux devis et aux factures. Les trois logiciels présentés en haut de cette page couvrent ces deux approches. Pour aller plus loin, j’ai comparé les logiciels de planification de projet et les logiciels de diagramme de Gantt, et j’explique pourquoi les PME du bâtiment ont intérêt à s’équiper d’un ERP.
Trois erreurs que je vois souvent
Oublier les jours fériés. Mai compte plusieurs jours fériés en semaine, décembre et janvier aussi. Un planning qui les ignore est faux avant même le premier coup de pioche. Le modèle les retire automatiquement ; pensez à ajouter vos jours de fermeture dans les cases libres.
Mettre à jour les dates sans mettre à jour l’avancement. Le statut « en retard » ne se déclenche que si l’avancement est renseigné. Une tâche à 0 % dont la date de début est passée sera signalée : c’est souvent le premier signe qu’une entreprise n’est pas venue.
Ne pas planifier la fin. La réception, la reprise des réserves et leur levée prennent du temps. Les oublier, c’est annoncer une date de livraison que personne ne pourra tenir.
Pour la suite, mon modèle de devis bâtiment vous aide à chiffrer les lots, mon diagramme de Gantt convient aux projets hors chantier et mon rétroplanning part de la date de livraison pour remonter le temps. Et si vous devez chiffrer un chantier rapidement, mon générateur de devis en ligne produit un devis complet dans le navigateur.
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