Simulateur de coût de création d'entreprise

Les frais légaux exacts de 2026, les prestations facultatives et le budget annuel de votre future entreprise, selon son statut.

Le vrai coût d’une création d’entreprise en 2026

« Créez votre société pour 0 € » : la promesse s’affiche partout, et elle est trompeuse. Une plateforme peut offrir sa prestation, mais les frais légaux restent dus : greffe, annonce légale, déclaration des bénéficiaires effectifs. Pour une société, ils dépassent 200 €, quelle que soit la façon dont vous créez.

Le simulateur ci-dessus additionne ces frais obligatoires, au centime près, puis les prestations que vous choisissez : rédaction des statuts, commissaire aux apports, dépôt de marque. Il chiffre aussi le budget annuel de fonctionnement, souvent oublié dans les calculs de départ.

Les frais légaux obligatoires selon la forme

Ces montants sont fixés par arrêté. Pour une entreprise installée en métropole, TVA comprise :

  • Micro-entreprise : gratuit, quelle que soit l’activité, sauf pour un agent commercial (23,21 € d’inscription au registre spécial).
  • Entreprise individuelle au réel : 21,74 € d’immatriculation pour un commerçant, 45 € à la chambre de métiers pour un artisan, gratuit pour un libéral.
  • EURL : 201,96 €, dont 148,80 € d’annonce légale.
  • SASU : 223,56 €, dont 170,40 € d’annonce légale.
  • SARL : 230,76 €, dont 177,60 € d’annonce légale.
  • SAS : 291,96 €, dont 238,80 € d’annonce légale.

Pour une société, ces totaux comprennent 53,16 € de greffe (immatriculation et déclaration des bénéficiaires effectifs, tarif en vigueur depuis le 1er mars 2026) et l’annonce légale de constitution, dont le forfait 2026 dépend de la forme. Une activité artisanale ajoute 15 € de chambre de métiers.

Outre-mer : des tarifs et une TVA différents

Les forfaits d’annonces légales sont plus élevés à La Réunion et à Mayotte : 233 € HT pour une SAS, 167 € HT pour une SASU.

La TVA, elle, est de 8,5 % en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion, et ne s’applique pas en Guyane ni à Mayotte. Choisissez le siège de votre entreprise dans le simulateur pour obtenir le montant exact.

La micro-entreprise, vraiment gratuite ?

Oui, la déclaration d’une micro-entreprise est gratuite sur le guichet unique de l’INPI, formalites.entreprises.gouv.fr. Méfiez-vous des sites qui imitent les démarches officielles et facturent une simple déclaration plusieurs dizaines d’euros.

Quelques dépenses restent à prévoir dès le départ :

  • un compte bancaire dédié, obligatoire au-delà de 10 000 € de chiffre d’affaires deux années de suite ;
  • une assurance professionnelle, obligatoire dans certains métiers comme le bâtiment ou les professions réglementées ;
  • un outil de facturation capable de recevoir des factures électroniques.

Rédiger les statuts : quatre options, quatre budgets

C’est le poste qui fait varier le plus le coût total :

  • Vous-même : gratuit, à partir de modèles. Raisonnable pour une SASU ou une EURL simple, risqué dès qu’il y a plusieurs associés.
  • Une plateforme juridique en ligne : de 0 à 269 € HT selon la formule, frais légaux en plus. Les offres à 0 € existent, avec moins d’accompagnement.
  • Un expert-comptable : de 500 à 1 500 € en général, souvent réduits ou offerts si vous lui confiez ensuite votre comptabilité.
  • Un avocat : de 1 000 à 3 000 €, un investissement justifié pour un pacte d’associés ou des clauses sur mesure.

J’ai testé l’une de ces plateformes en détail dans mon avis sur LegalPlace.

Les frais qui s’ajoutent selon votre projet

Trois situations augmentent la facture :

  • un apport en nature (matériel, fonds de commerce, titres) : un commissaire aux apports doit l’évaluer, pour 500 à 3 000 € en général. Les associés peuvent s’en dispenser à l’unanimité si aucun apport ne dépasse 30 000 € et si leur total reste sous la moitié du capital ;
  • le dépôt d’une marque à l’INPI : 190 € pour une classe de produits ou services, 40 € par classe supplémentaire ;
  • la domiciliation dans une société spécialisée, si vous ne voulez pas installer le siège chez vous : comptez de 15 à 50 € par mois.

Le dépôt du capital, lui, est gratuit dans la plupart des banques en ligne. Et le capital social n’est pas un coût : il reste sur le compte de la société pour financer son démarrage.

Un exemple : une SASU créée en ligne

Vous créez une SASU en métropole avec une plateforme juridique, formule à 199 € HT, et vous déposez votre marque dans une classe. Le simulateur additionne :

  • 223,56 € de frais légaux : 33,83 € d’immatriculation, 19,33 € de déclaration des bénéficiaires effectifs, 170,40 € d’annonce légale ;
  • 238,80 € pour la plateforme, TVA comprise ;
  • 190 € pour le dépôt de marque à l’INPI.

Soit environ 650 € pour démarrer, auxquels s’ajoute un budget de fonctionnement de l’ordre de 2 200 € par an avec un expert-comptable, une banque en ligne et une assurance.

Le budget annuel, l’autre moitié du calcul

Une fois créée, une société a des frais fixes que la micro-entreprise ignore presque entièrement. Le simulateur additionne les principaux, avec des valeurs par défaut à remplacer par vos devis :

  • l’expert-comptable, de 1 200 à 2 500 € par an pour une petite société ;
  • le compte bancaire professionnel, de 0 à 30 € par mois ;
  • l’assurance responsabilité civile professionnelle, très variable selon le métier ;
  • un logiciel de facturation capable de recevoir des factures électroniques, obligatoire pour toutes les entreprises depuis le 1er septembre 2026.

La cotisation foncière des entreprises s’y ajoute à partir de la deuxième année, pour un montant qui dépend de votre commune. Pour aller plus loin sur chaque poste, j’ai écrit un guide complet sur le coût de création d’une entreprise selon votre statut, et un autre sur le budget d’un expert-comptable en ligne.