Calculateur d'impôt sur les sociétés

Le montant de votre impôt sur les sociétés 2026, tranche par tranche, avec les acomptes à verser et la date limite du solde.

Comment se calcule l’impôt sur les sociétés en 2026

L’impôt sur les sociétés, ou IS, frappe le bénéfice des SAS, des SASU et des SARL, des EURL qui ont opté pour lui, et de la plupart des autres sociétés commerciales. Son calcul tient en deux taux, mais les conditions pour bénéficier du plus bas méritent d’être vérifiées une par une.

  • Le taux réduit de 15 % s’applique aux 42 500 premiers euros de bénéfice.
  • Le taux normal de 25 % s’applique au-delà, ou dès le premier euro si la société n’a pas droit au taux réduit.

Pour un bénéfice de 80 000 €, une PME éligible paie donc 6 375 € sur la première tranche et 9 375 € sur la seconde, soit 15 750 € d’impôt et un taux moyen de 19,7 %.

Sans le taux réduit, elle paierait 20 000 €. Le calculateur ci-dessus détaille ces tranches pour votre propre bénéfice.

Les trois conditions du taux réduit

Le taux de 15 % est réservé aux PME qui remplissent trois conditions cumulatives :

  • un chiffre d’affaires hors taxes inférieur à 10 millions d’euros sur l’exercice ;
  • un capital entièrement libéré, c’est-à-dire versé en totalité par les associés ;
  • un capital détenu à 75 % au moins par des personnes physiques, directement ou à travers une société elle-même détenue à 75 % par des personnes physiques.

La deuxième condition piège souvent les jeunes sociétés. Une SAS peut être créée en ne libérant que la moitié de son capital en numéraire, le reste devant être versé dans les cinq ans. Tant que ce n’est pas fait, pas de taux réduit.

Depuis une décision du Conseil d’État de mars 2025, le plafond de 10 millions d’euros s’apprécie sur le chiffre d’affaires du groupe auquel appartient la société, même sans intégration fiscale. Le calculateur vous permet de décocher chaque condition pour voir ce qu’elle change.

Exercice court ou long : un seuil ajusté

Le premier exercice d’une société dure rarement douze mois pile. Il peut aller jusqu’à 24 mois si la société est créée en cours d’année. Dans ce cas, le seuil de 42 500 € et le plafond de chiffre d’affaires sont ajustés à la durée de l’exercice.

Pour un exercice de 18 mois, la tranche à 15 % monte à 63 750 € ; pour 6 mois, elle descend à 21 250 €. Choisissez la durée dans le calculateur pour obtenir le bon montant.

Acomptes et solde : quand payer

L’IS ne se paie pas en une fois. Dès la deuxième année, la société verse quatre acomptes égaux au quart de l’impôt du dernier exercice clos, les 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre. Deux exceptions :

  • aucun acompte n’est dû la première année d’existence ;
  • aucun acompte non plus si l’impôt de référence ne dépasse pas 3 000 €.

Le solde se règle le 15 du quatrième mois qui suit la clôture, et le 15 mai pour un exercice clos au 31 décembre.

Si les acomptes ont dépassé l’impôt réellement dû, l’excédent est remboursé dans les 30 jours. Le calculateur établit cet échéancier à partir de la date de clôture et de l’impôt de l’exercice précédent.

Un exemple d’échéancier

Votre SAS a payé 12 000 € d’impôt au titre de 2025 et réalise 80 000 € de bénéfice en 2026, exercice clos au 31 décembre. Son impôt 2026 s’élève à 15 750 €.

  • Elle verse quatre acomptes de 3 000 € chacun, les 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre 2026, calculés sur l’impôt de 2025.
  • Elle règle le solde de 3 750 € au plus tard le 15 mai 2027.

Si son bénéfice avait baissé, les acomptes auraient dépassé l’impôt dû et l’excédent lui aurait été remboursé. Une société qui anticipe une forte baisse peut aussi limiter ses acomptes, à ses risques si l’estimation se révèle trop basse.

Les contributions qui s’ajoutent pour les grandes entreprises

Deux contributions viennent compléter l’IS, mais elles ne concernent pas les PME :

  • la contribution sociale sur les bénéfices, de 3,3 % de l’impôt dépassant 763 000 €, dont sont exonérées les PME éligibles au taux réduit qui réalisent moins de 7,63 millions d’euros de chiffre d’affaires ;
  • la contribution exceptionnelle des très grandes entreprises, prorogée pour l’exercice clos en 2026 avec un seuil relevé à 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Le calculateur la signale sans la chiffrer.

IS ou impôt sur le revenu : quel coût réel ?

Comparer 15 % d’IS à une tranche d’impôt sur le revenu de 30 % est trompeur. L’impôt sur les sociétés ne frappe que le bénéfice laissé dans la société : dès qu’il vous est distribué, la flat tax de 31,4 % s’ajoute.

  • Un bénéfice taxé à 15 % puis distribué supporte au total 41,7 % de prélèvements.
  • Taxé à 25 % puis distribué, il en supporte 48,6 %.
  • Laissé dans la société pour investir, il ne paie que 15 % ou 25 %.

L’IS devient donc avantageux quand vous réinvestissez une partie du bénéfice, ou quand votre tranche marginale d’impôt sur le revenu est élevée. Pour vous verser un revenu, comparez plutôt les statuts avec le simulateur dédié.

Du bénéfice comptable au bénéfice imposable

Le calculateur part du résultat fiscal, et non du résultat comptable. Entre les deux, votre expert-comptable réintègre les charges non déductibles et retire les produits exonérés : amendes, part non déductible de l’amortissement d’une voiture de tourisme, dividendes de filiales sous le régime mère-fille, par exemple.

Un déficit ne paie pas d’impôt : il se reporte sur les bénéfices des exercices suivants, ou sur celui de l’exercice précédent sur option.

Pour suivre votre résultat en cours d’année et anticiper l’impôt, un bon logiciel aide beaucoup : je compare les solutions dans mon classement des meilleurs logiciels de comptabilité, et les offres d’accompagnement dans ma sélection d’experts-comptables en ligne.