Modèle de compte de résultat prévisionnel Excel et Google Sheets gratuit
Saisissez vos produits et vos charges, le modèle calcule sur trois exercices la marge, la valeur ajoutée, l’EBE, le résultat net et le seuil de rentabilité. À télécharger en Excel ou à copier dans Google Sheets.
Vous préférez un outil qui suit votre résultat en temps réel ?
Ce modèle vous donne un compte de résultat prévisionnel propre et lisible sur trois exercices. Pour comparer ensuite vos prévisions au réel, mois après mois, sans ressaisir vos factures, les trois solutions ci-dessous produisent un compte de résultat à jour à partir de votre comptabilité.
Votre compte de résultat se met à jour au fil des factures et des relevés bancaires, avec des tableaux de bord pour suivre la marge.
Essayer PennylaneMon avis sur PennylaneExpert-comptable en ligne qui établit vos comptes annuels et vous accompagne dès la création de l'entreprise.
Essayer DougsMon avis sur DougsLogiciel de prévision financière pour comparer chaque mois votre résultat prévu au réel et ajuster vos hypothèses.
Essayer FygrCertains de ces liens sont affiliés : si vous souscrivez en passant par eux, Digitiz touche une commission, sans surcoût pour vous. Cela ne change rien à mon avis sur ces outils.
Ce que contient ce modèle de compte de résultat prévisionnel
J’ai construit ce modèle pour répondre à une question précise : combien votre entreprise va-t-elle gagner, et à quel niveau se forme ce résultat ? Plutôt qu’une simple liste de produits et de charges, il présente les soldes intermédiaires de gestion, étape par étape, avec le poids de chaque ligne dans le chiffre d’affaires. Le classeur compte quatre feuilles :
- Compte de résultat : le document à présenter, sur une page A4. Soldes intermédiaires de gestion sur trois exercices, impôt sur les sociétés, résultat net, capacité d’autofinancement, puis seuil de rentabilité, marge de sécurité et point mort ;
- Données : les produits et les charges poste par poste, dans l’ordre du plan comptable, avec pour chaque charge sa part variable ;
- Paramètres : l’entreprise, l’année du premier exercice et les taux de l’impôt sur les sociétés ;
- Mode d’emploi : les étapes et les limites du calcul.
Tous les calculs sont automatiques, y compris le report des déficits d’un exercice sur l’autre pour l’impôt. Le modèle est disponible en Excel et en Google Sheets, où le bouton ouvre directement une copie dans votre Drive.
Comment l’utiliser
Dans Paramètres, indiquez l’entreprise, l’année du premier exercice et si vous êtes soumis à l’impôt sur les sociétés. Passez ensuite à Données et saisissez vos montants hors taxes dans les cases vertes : ventes de marchandises si vous revendez des produits, production vendue pour vos services ou vos fabrications, puis les charges. Les autres achats et charges externes (loyer, sous-traitance, honoraires, publicité…) se détaillent en bas de la feuille ; leur total remonte automatiquement dans le compte de résultat.
Pour chaque charge, réglez la part variable : 100 % pour ce qui augmente avec les ventes (marchandises revendues, sous-traitance, transport), 0 % pour ce qui reste fixe (loyer, assurance, salaires). Ce réglage ne modifie pas le résultat, seulement le calcul du seuil de rentabilité. Revenez enfin à la feuille Compte de résultat : tout est calculé.
Les soldes intermédiaires de gestion, ligne par ligne
Le compte de résultat se lit de haut en bas, chaque solde découlant du précédent. C’est ce découpage qui permet de comprendre où l’entreprise gagne de l’argent, et où elle en perd.
- Marge commerciale : ventes de marchandises moins leur coût d’achat, variation de stock comprise. Elle ne concerne que l’activité de revente ;
- Production de l’exercice : ce que l’entreprise a produit ou vendu comme services ;
- Valeur ajoutée : marge commerciale plus production, moins les consommations venant de tiers (matières, sous-traitance, loyers, honoraires…). C’est la richesse créée par l’entreprise elle-même ;
- Excédent brut d’exploitation (EBE) : valeur ajoutée plus subventions d’exploitation, moins impôts et taxes et charges de personnel. Il mesure la rentabilité du métier, avant toute question de financement ou d’amortissement ;
- Résultat d’exploitation : EBE moins les dotations aux amortissements et les autres charges ;
- Résultat courant avant impôt : résultat d’exploitation plus le résultat financier, c’est-à-dire surtout les intérêts d’emprunt ;
- Résultat net : après résultat exceptionnel et impôt sur les sociétés.
La colonne « % CA » donne le poids de chaque solde dans le chiffre d’affaires. C’est souvent plus parlant que les montants : un EBE à 8 % du chiffre d’affaires la première année et à 15 % la troisième, comme dans l’exemple du modèle, raconte une entreprise qui absorbe ses coûts fixes à mesure qu’elle grandit.
Le seuil de rentabilité
Le bas du document répond à la question que se posent tous les créateurs : quel chiffre d’affaires faut-il atteindre pour ne pas perdre d’argent ? Le modèle sépare les charges variables, qui suivent les ventes, des charges fixes, dues quoi qu’il arrive. La différence entre le chiffre d’affaires et les charges variables est la marge sur coûts variables. Le seuil de rentabilité s’obtient en divisant les charges fixes par le taux de cette marge.
Deux indicateurs complètent la lecture. La marge de sécurité indique de combien le chiffre d’affaires peut baisser avant de passer en perte. Le point mort traduit le seuil en jours : dans l’exemple, l’entreprise ne couvre ses charges qu’au 340e jour de sa première année, ce qui laisse très peu de marge d’erreur, puis au 299e jour la troisième année. Si vous voulez vérifier rapidement le taux de marge d’un produit, mon calculateur de taux de marge fait le calcul en quelques secondes.
L’impôt sur les sociétés
Pour une société soumise à l’impôt sur les sociétés, le modèle applique les taux en vigueur en 2026, rappelés par service-public.fr : 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice pour les PME éligibles, 25 % au-delà. Il tient aussi compte des déficits : une perte la première année vient réduire le bénéfice imposable de l’année suivante. Pour une entreprise individuelle à l’impôt sur le revenu, choisissez « Non » dans Paramètres : l’impôt n’apparaît pas, puisqu’il est dû par l’exploitant sur sa déclaration personnelle.
Compte de résultat prévisionnel ou réel ?
À la clôture de chaque exercice, une société établit ses comptes annuels, composés du bilan, du compte de résultat et, en principe, d’une annexe, qu’elle dépose ensuite au greffe. Service-public.fr détaille ces règles de dépôt des comptes annuels. Ce compte de résultat-là est établi par votre expert-comptable à partir de la comptabilité réelle.
Le compte de résultat prévisionnel, lui, n’est imposé par aucun texte. C’est un outil de décision : on le construit avant de créer, pour convaincre une banque, ou en cours de vie pour préparer un budget ou tester un projet d’embauche. Il s’insère naturellement dans un prévisionnel financier complet, avec plan de financement et trésorerie, et prépare la lecture de votre futur bilan comptable.
Tableur ou logiciel ?
Pour bâtir un prévisionnel, le tableur reste l’outil le plus souple : chaque hypothèse est visible et modifiable. Une fois l’activité lancée, le suivi du réel demande un logiciel relié à la comptabilité, qui produit le compte de résultat en continu et le compare à vos prévisions. Les trois présentés en haut de cette page le font, et mon comparatif des logiciels de comptabilité vous aidera à choisir selon votre taille et votre budget.
Trois erreurs fréquentes
Confondre charges fixes et charges variables. Un salaire ne baisse pas quand les ventes ralentissent. Classer trop de charges en variables embellit artificiellement le seuil de rentabilité.
Oublier les amortissements. Un ordinateur acheté 1 500 € ne pèse pas 1 500 € sur le résultat de l’année d’achat, mais sa dotation, répartie sur sa durée d’utilisation. L’oublier fausse le résultat d’exploitation.
Lire le résultat comme de la trésorerie. Un bénéfice ne dit rien des délais de paiement ni des remboursements d’emprunt. Pour la trésorerie, complétez ce modèle avec mon plan de trésorerie.
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