Modèle de certificat de travail gratuit
Un certificat de travail conforme en cinq minutes : dates d’entrée et de sortie, emplois occupés, maintien de la mutuelle, et une notice des mentions interdites. À télécharger en Word ou à copier dans Google Docs.
Vous voulez que vos documents de fin de contrat se préparent tout seuls ?
Ce modèle Word suffit pour un départ de temps en temps. Si vous gérez plusieurs salariés, un logiciel de paie ou un SIRH prépare le certificat de travail, l’attestation France Travail et le solde de tout compte à partir des données déjà saisies, et vous les faites signer à distance.
Il génère le certificat de travail et les autres documents de sortie à partir du dossier du salarié.
Essayer PayFitMon avis sur PayFitLe dossier du salarié centralise contrats, avenants et documents de fin de contrat, prêts à être signés.
Essayer FactorialFaites signer le certificat et le reçu pour solde de tout compte à distance, avec une preuve horodatée.
Essayer YousignCertains de ces liens sont affiliés : si vous souscrivez en passant par eux, Digitiz touche une commission, sans surcoût pour vous. Cela ne change rien à mon avis sur ces outils.
Ce que contient ce modèle de certificat de travail
J’ai construit ce modèle pour qu’un employeur n’ait plus à chercher, le jour du départ d’un salarié, ce qu’il a le droit d’écrire et ce qu’il doit absolument faire figurer. Le document, au format Word et Google Docs, tient sur une page et comprend :
- l’en-tête de l’employeur : raison sociale, forme juridique, adresse, SIRET et code APE ;
- la formule d’attestation, avec l’identité du signataire et du salarié ;
- les dates d’entrée et de sortie dans un tableau lisible ;
- un tableau des emplois successivement occupés, avec les périodes correspondantes, pour les salariés qui ont changé de poste ;
- la mention du maintien gratuit de la mutuelle et de la prévoyance, avec le nom de l’organisme assureur ;
- la date, le lieu et les zones de signature.
Une deuxième page, à supprimer avant la remise, rappelle le calendrier, les mentions obligatoires, celles qui sont interdites et la liste des autres documents de fin de contrat. Tous les champs à compléter sont entre crochets, en vert.
Comment l’utiliser
Remplacez l’en-tête par les coordonnées de votre entreprise, puis complétez les champs verts un par un. La date de sortie est la date de fin du contrat, c’est-à-dire la fin du préavis, même si vous avez dispensé le salarié de l’effectuer. C’est l’erreur la plus fréquente : indiquer le dernier jour travaillé au lieu du dernier jour du préavis.
Dans le tableau des emplois, reprenez l’intitulé de chaque poste tel qu’il figure sur le contrat ou les avenants, avec ses dates. Si le salarié a occupé un seul poste, supprimez les lignes en trop. Vérifiez ensuite le paragraphe sur la mutuelle : il s’applique dans la grande majorité des cas, mais pas si le salarié part pour faute lourde ou n’a pas droit aux allocations chômage.
Imprimez, signez, apposez le cachet de l’entreprise. Remettez un exemplaire au salarié et gardez-en une copie avec son dossier. Si vous préparez aussi le dernier bulletin, mon modèle de fiche de paie vous aide à comprendre chaque ligne avant de la contrôler.
Les mentions obligatoires
Le Code du travail impose à l’employeur de délivrer un certificat de travail à l’expiration du contrat (article L1234-19). Son contenu est fixé par l’article D1234-6, qui prévoit que le certificat contient exclusivement :
- la date d’entrée du salarié et celle de sa sortie ;
- la nature de l’emploi ou des emplois successivement occupés, et les périodes pendant lesquelles ces emplois ont été tenus.
La fiche officielle sur le certificat de travail, vérifiée en mars 2026, ajoute une troisième mention : le maintien à titre gratuit de la couverture santé et prévoyance, que l’on appelle la portabilité. D’après le Code du travail numérique, cette portabilité dure pendant la période d’indemnisation chômage, dans la limite de la durée du dernier contrat et de 12 mois, et ne s’applique pas en cas de faute lourde. L’employeur doit en informer l’ancien salarié dans le certificat et prévenir l’organisme assureur. Les détails figurent dans la fiche « Un salarié peut-il garder la complémentaire santé employeur à la fin de son contrat ? ».
On cite parfois l’article R1234-9 du Code du travail à propos du certificat. En réalité, cet article concerne l’attestation destinée à France Travail, un autre document de fin de contrat. Les deux sont à remettre le même jour, mais ils ne se confondent pas.
Ce que vous ne devez pas écrire
Le certificat de travail n’est pas une lettre de recommandation. Il ne doit contenir aucune mention discriminatoire ni aucune information qui pourrait nuire au salarié dans sa recherche d’emploi. Concrètement, n’y faites jamais figurer :
- le motif de la rupture (licenciement pour faute, insuffisance professionnelle, démission) ;
- un litige en cours, un arrêt maladie, des absences ;
- une appréciation négative sur le travail ou le comportement ;
- une mention relative à une clause de non-concurrence.
Une formule comme « libre de tout engagement », qu’on trouve dans beaucoup de vieux modèles, n’est pas nécessaire. Je l’ai retirée : si le contrat prévoyait une clause de non-concurrence, elle pourrait prêter à discussion. Si le salarié vous demande une mention favorable, vous pouvez l’ajouter, mais rien ne vous y oblige. Relisez simplement le document avant de le signer ; mon correcteur d’orthographe repère en quelques secondes les fautes qui feraient mauvais effet sur un document officiel.
Quand et comment le remettre
Le certificat est dû pour tous les contrats, quelle que soit leur durée et quel que soit le motif de la rupture : démission, licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD, départ à la retraite. Il se remet à la fin du contrat. Si le salarié est dispensé de préavis, il peut partir avant, mais le certificat porte la date de fin du préavis non effectué.
Le document est dit quérable : vous devez le tenir à disposition du salarié dans l’entreprise, sans obligation de l’envoyer. En pratique, je vous conseille de le remettre en main propre le dernier jour, avec les autres documents, ou de l’envoyer par courrier si le salarié le demande. L’absence de remise est punie de l’amende prévue pour les contraventions de quatrième classe, soit 750 € au plus, et une remise tardive peut valoir des dommages et intérêts devant le conseil de prud’hommes.
Gardez une trace de la remise. La zone « Reçu par le salarié » du modèle sert à cela : une date et une signature suffisent. Si le salarié ne passe pas récupérer ses documents, envoyez-les par lettre recommandée avec accusé de réception et conservez le bordereau. En cas de désaccord ultérieur sur la date de remise, c’est cette preuve qui vous protégera, bien plus qu’un souvenir de couloir.
Les autres documents de fin de contrat
Le certificat de travail n’arrive jamais seul. Le jour du départ, l’employeur remet aussi l’attestation destinée à France Travail, que les entreprises d’au moins onze salariés transmettent par voie électronique, et le solde de tout compte, qui fait l’inventaire des sommes versées. Mon modèle de reçu pour solde de tout compte reprend la même présentation. Si le salarié a bénéficié d’intéressement, de participation ou d’un plan d’épargne, il reçoit en plus un état récapitulatif de son épargne salariale.
Modèle Word ou logiciel RH ?
Pour un départ par an, ce modèle fait parfaitement l’affaire. Au-delà, les oublis se multiplient : mauvaise date de sortie, portabilité non signalée, document égaré. Un logiciel de paie ou un SIRH remplit le certificat à partir du dossier du salarié et le range dans son espace. Les trois outils présentés en haut de cette page couvrent ce besoin, et je détaille les solutions plus complètes dans mon comparatif des logiciels RH. Pour un avis juridique sur une rupture délicate, une plateforme juridique comme celle que je présente dans mon avis sur Captain Contrat peut vous mettre en relation avec un avocat.
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