Vous avez un SaaS en tête, ou une application web. Vous savez à quoi ressemble l’interface. Mais derrière ? Il faut une base de données, un système de comptes utilisateurs, un endroit où stocker les fichiers, et une API pour relier tout ça. C’est le back-end, et c’est là que la plupart des projets s’enlisent.
Les backends prêts à l’emploi, qu’on appelle aussi BaaS (Backend as a Service), règlent ce problème en quelques clics. Et le marché a bougé vite : Firebase ferme Firebase Studio, Appwrite ajoute PostgreSQL, Convex change de licence, et Supabase revendique 10 millions de développeurs dont plus de la moitié des bases sont créées par des IA.
J’utilise Supabase depuis deux ans pour les outils gratuits de Digitiz, j’ai testé la plupart des autres, et j’ai relevé tous les tarifs sur les pages officielles. C’est parti !
1. Supabase

Supabase est devenu le back-end par défaut des outils de vibe coding : Lovable, Bolt et Claude Code le proposent dès qu’il faut stocker une donnée. Sa force tient en un mot, PostgreSQL : une vraie base relationnelle, exportable quand vous voulez, plutôt qu’un format propriétaire. Le code est open source (Apache 2.0, plus de 110 000 étoiles sur GitHub) et l’entreprise revendique plus de 10 millions de développeurs.
Les fonctionnalités clés de Supabase :
- Base PostgreSQL complète : éditeur de tables façon tableur, éditeur SQL, extensions dont pgvector pour l’IA
- API générée automatiquement : créez une table, l’API REST existe dans la seconde
- Authentification : e-mail, liens magiques, une cinquantaine de connexions tierces (Google, Apple, GitHub)
- Stockage compatible S3 : avec transformations d’images à la volée
- Temps réel et Edge Functions : mises à jour instantanées, code serveur en TypeScript
- Région Paris : données hébergées en Europe, accord RGPD signable depuis le tableau de bord
Le plan gratuit offre 500 Mo de base et 50 000 utilisateurs actifs, mais limite à 2 projets mis en pause après une semaine d’inactivité.
- Pro : à partir de 25 $ par mois, premier projet inclus puis 10 $ par projet supplémentaire, 8 Go de base, sauvegardes quotidiennes, plafond de dépenses activé par défaut
- Team : à partir de 599 $ par mois, SOC 2 et ISO 27001, support avec délai garanti
Mon avis : c’est mon choix par défaut pour toute application web, et j’ai détaillé mon retour après deux ans dans une review complète. Le vrai reproche, c’est la facture qui grimpe par projet : au-delà de deux ou trois, regardez la version open source sur un VPS, même outil, prix fixe.
2. Firebase

Firebase est l’historique : racheté par Google en 2014, c’est lui qui a inventé la catégorie. Sa base Firestore est en NoSQL, propriétaire, et ne s’auto-héberge pas. En échange, vous avez l’écosystème mobile le plus complet du marché : notifications push, analyse d’audience, suivi des plantages, le tout dans un seul tableau de bord.
Les fonctionnalités clés de Firebase :
- Firestore et Realtime Database : bases NoSQL synchronisées en temps réel, avec cache hors-ligne natif sur mobile
- Authentication : 50 000 utilisateurs actifs gratuits, connexion sociale, téléphone
- Cloud Messaging : notifications push iOS et Android sans service tiers
- Crashlytics et Analytics : plantages et audience, gratuits et illimités
- Cloud Functions : 2 millions d’appels gratuits par mois, puis 0,40 $ le million
- Data Connect : du PostgreSQL via Cloud SQL, 3 mois d’essai puis à partir de 9,37 $ par mois
Le plan Spark est gratuit sans carte bancaire, avec 1 Gio de données, 50 000 lectures et 20 000 écritures par jour, mais le stockage de fichiers exige le plan payant.
- Blaze : paiement à l’usage, aucun abonnement ni plancher, facturé à la lecture, à l’écriture et au gigaoctet
Mon avis : imbattable pour une application mobile qui doit marcher dans le métro. Mais le paiement à l’opération est un piège : gratuit à 100 utilisateurs, imprévisible à 10 000. Et Google élague : Firebase Studio n’accepte plus d’inscriptions depuis juin 2026 et ferme le 22 mars 2027.
3. Appwrite

Appwrite est la solution open source (BSD-3, 57 000 étoiles) la plus proche de Firebase dans l’esprit : les mêmes briques, en Docker, chez vous ou sur leur cloud. Longtemps limité à une base documentaire, il propose désormais PostgreSQL et MySQL en bases dédiées, ce qui change complètement la comparaison avec Supabase.
Les fonctionnalités clés d’Appwrite :
- Cinq types de bases : tables, documents, vecteurs, PostgreSQL ou MySQL, au choix par projet
- Auth, stockage, fonctions, temps réel, messagerie : le périmètre Firebase, e-mails et SMS compris
- Appwrite Sites : hébergement du front dans la même console
- Projets illimités en auto-hébergé : une seule instance Docker héberge autant d’applications que vous voulez, là où Supabase auto-hébergé se limite à un projet
- Multi-région et SOC 2 : sur l’offre cloud
Le plan gratuit couvre 75 000 utilisateurs actifs et 2 Go de stockage, limité à 2 projets mis en pause après une semaine.
- Pro : à partir de 25 $ par mois, 10 $ de crédits de calcul inclus, 200 000 utilisateurs actifs, 150 Go, sauvegardes 7 jours
- Base dédiée : à partir de 10 $ par mois pour 1 Go de RAM réservé
Mon avis : si vous voulez auto-héberger plusieurs projets sur un VPS, c’est aujourd’hui le meilleur choix, précisément parce que Supabase ne le permet pas. L’écosystème reste plus petit et les outils de vibe coding ne le proposent pas par défaut : il faudra le brancher à la main.
4. Convex

Convex prend le problème à l’envers : au lieu d’une base et d’une API, vous écrivez des fonctions TypeScript, et l’interface se met à jour toute seule dès qu’une donnée change. C’est la base réactive, l’héritière la plus directe de ce que Firebase faisait de mieux, mais typée de bout en bout.
Les fonctionnalités clés de Convex :
- Requêtes réactives : chaque écran abonné se rafraîchit sans code de synchronisation
- Tout en TypeScript : schéma, fonctions, tâches planifiées, dans le même dépôt que le front
- Recherche texte et vectorielle : incluses dès le plan gratuit
- Auth, fichiers, webhooks, crons : le périmètre complet d’un BaaS
- Région sélectionnable : Europe possible
Le plan gratuit accepte jusqu’à 6 développeurs, 1 million d’appels de fonctions et 0,5 Go de données, puis bascule en paiement à l’usage.
- Professional : 25 $ par développeur et par mois, sauvegardes quotidiennes, domaines personnalisés, rapports SOC 2 et HIPAA
- Business : 2 500 $ par mois minimum, SSO et SLA
Mon avis : le plus agréable à utiliser avec Claude Code ou Cursor, parce que tout est du TypeScript que l’IA sait écrire. Deux réserves : la facturation par siège, qui pique en équipe, et la licence FSL, code visible mais pas open source au sens strict, donc pas d’auto-hébergement libre.
5. PocketBase

PocketBase tient dans un seul fichier exécutable : base SQLite, authentification, stockage de fichiers, temps réel et tableau de bord d’administration, sans Docker ni base à installer. Licence MIT, 61 000 étoiles sur GitHub, et aucune offre cloud : c’est vous qui l’hébergez, point.
Les fonctionnalités clés de PocketBase :
- Un binaire, zéro dépendance : téléchargez, lancez, c’est en ligne
- Base SQLite embarquée : avec API REST et abonnements temps réel
- Auth complète : e-mail, OAuth2, gestion des rôles
- Admin intégré : création des collections et des règles d’accès en interface
- SDK JavaScript et Dart : pour le web et Flutter
Il n’y a pas de grille tarifaire : le logiciel est gratuit, vous payez uniquement le serveur.
- VPS d’entrée de gamme : un KVM 1 à 5,49 € par mois chez Hostinger suffit largement, PocketBase consomme très peu
Mon avis : le choix évident pour un side project, un outil interne ou un MVP qui tient sur un serveur. Ses limites sont celles de SQLite : une seule machine, pas de mise à l’échelle horizontale. Pour un produit à fort trafic, passez à Supabase ou Appwrite.
6. Nhost

Nhost combine PostgreSQL et Hasura : votre schéma de base génère automatiquement une API GraphQL complète, avec abonnements temps réel et permissions par rôle. Open source (MIT, 9 300 étoiles), européen d’origine, il vise les équipes qui préfèrent GraphQL au REST de Supabase.
Les fonctionnalités clés de Nhost :
- GraphQL instantané : moteur Hasura, requêtes, mutations et subscriptions sans code
- Auth : e-mail, liens magiques, OAuth, WebAuthn, double authentification
- Stockage avec CDN : transformation d’images incluse
- Fonctions serverless : 10 incluses en gratuit, 50 en Pro
- Nhost Run : lancez vos propres conteneurs à côté de la base
Le plan Starter est gratuit pour 1 projet et 1 Go de base, mis en pause après une semaine d’inactivité.
- Pro : à partir de 25 $ par mois, 15 $ de crédits de calcul, 10 Go de base, sauvegardes et restauration à un instant T
- Team : à partir de 599 $ par mois, SOC 2 Type II
Mon avis : si votre front consomme du GraphQL, c’est le plus cohérent de la liste. Mais l’écosystème est bien plus petit que celui de Supabase, et à tarif identique, je ne le choisirais que pour GraphQL.
7. Xano

Xano s’adresse à ceux qui ne veulent jamais écrire de code : la logique métier se construit visuellement, en glissant des blocs, et le tout expose des API que Bubble, WeWeb ou FlutterFlow consomment directement. C’est le back-end de référence de l’écosystème no-code, avec une base PostgreSQL en dessous.
Les fonctionnalités clés de Xano :
- Constructeur d’API visuel : endpoints REST sans une ligne de code
- Logique par blocs : conditions, boucles, appels externes, tâches en arrière-plan
- Agents et MCP : création d’agents IA en no-code, prompts en langage naturel
- Base PostgreSQL : jusqu’à 100 000 enregistrements en gratuit, illimitée ensuite
- Conformité : RGPD, ISO, SOC 2 dès le premier plan payant
Le plan gratuit est un bac à sable : 10 requêtes par 20 secondes et des images filigranées, inutilisable en production.
- Essential : 85 $ par mois en annuel, infrastructure dédiée, 3 espaces de travail, 5 sièges, sans limite de requêtes
- Pro : 224 $ par mois en annuel, 5 espaces, répartiteur de charge, SLA 99,99 %
Mon avis : le seul de cette liste qu’un non-développeur peut piloter seul de bout en bout. Le prix est en conséquence : trois à quatre fois Supabase pour des capacités techniques inférieures. Vous payez l’interface, et pour une agence no-code, ça se justifie.
8. Back4app

Back4app héberge Parse, le back-end open source abandonné par Facebook en 2017 et repris par la communauté. Vous obtenez donc un BaaS mature, avec base relationnelle, GraphQL et REST, mais surtout une tarification par application lisible, l’inverse du paiement à l’opération de Firebase. La plateforme revendique 190 000 développeurs.
Les fonctionnalités clés de Back4app :
- Base de données relationnelle : avec requêtes temps réel et présence des utilisateurs
- Cloud Code : fonctions serveur en JavaScript
- GraphQL et REST : les deux API générées, plus les SDK Parse historiques
- Notifications push : incluses, comme Firebase
- Agent IA : décrivez l’application, il provisionne le back-end
Le plan gratuit donne 25 000 requêtes, 250 Mo de base et 1 Go de fichiers, de quoi prototyper.
- MVP : 15 $ par application et par mois en annuel, 500 000 requêtes, sauvegardes quotidiennes
- Pay As You Go : 80 $ par application et par mois, 5 millions de requêtes, SOC 2 et ISO 27001
- Dedicated : 400 $ par application et par mois, ressources isolées
Mon avis : une porte de sortie sérieuse pour ceux qui quittent Firebase et veulent une facture prévisible sans changer de logique documentaire. Parse a vingt ans, et ça se voit parfois dans les SDK. Pour un projet neuf, je partirais plutôt sur Supabase ou Appwrite.
9. AWS Amplify

AWS Amplify est le back-end d’Amazon : vous décrivez l’authentification, les données et le stockage en TypeScript, et Amplify provisionne les services AWS correspondants, Cognito, DynamoDB, S3 et Lambda. C’est la porte d’entrée vers le plus gros cloud du monde, sans avoir à en apprendre la console.
Les fonctionnalités clés d’AWS Amplify :
- Back-end défini en TypeScript : Amplify Gen 2, schéma de données typé, déployé depuis votre dépôt Git
- Authentification Cognito : 10 000 utilisateurs actifs par mois gratuits, sans limite de durée
- Données et stockage : API GraphQL sur DynamoDB, SQL en option, fichiers sur S3, fonctions Lambda
- Hébergement du front : déploiement continu, plusieurs sites par projet, certificats SSL inclus
- Région Paris : toute l’infrastructure AWS, dont eu-west-3
L’offre gratuite AWS couvre 12 mois (1 000 minutes de build et 5 Go de CDN par mois), et les nouveaux comptes reçoivent jusqu’à 200 $ de crédits depuis juillet 2025.
- Paiement à l’utilisation : aucun abonnement, build à 0,01 $ la minute, stockage à 0,023 $ par Go et par mois, plus chaque service AWS consommé
- Équipes : toujours gratuit, aucune tarification par utilisateur
Mon avis : le bon choix si vous êtes déjà sur AWS, ou si votre client l’exige. Pour un indépendant, la facture éclatée entre cinq services, et un stockage facturé jusqu’à la suppression de l’application, en font le moins lisible de la liste. La puissance est là, la simplicité non.
10. Clever Cloud

Clever Cloud n’est pas un BaaS clé en main, et je préfère le dire tout de suite. C’est un hébergeur français, basé à Nantes, qui propose des bases PostgreSQL managées et du déploiement d’applications, facturés à la seconde et en euros. Je l’inclus parce qu’il répond à la question que tous les autres esquivent : où sont mes données, et sous quel droit ?
Les fonctionnalités clés de Clever Cloud :
- PostgreSQL managé : sauvegardes quotidiennes, réplication en option, PG Studio pour administrer
- Déploiement Docker, Node, Python, PHP : votre back-end, ou un Supabase et un PocketBase auto-hébergés, tournent à côté de la base
- Données en France : société de droit français, hors du champ du Cloud Act
- Facturation à la seconde : facture détaillée, sans engagement
Le plan DEV de PostgreSQL est gratuit, limité à 256 Mo et 5 connexions.
- XXS Small Space : 5,25 € par mois, 1 Go de base, 512 Mo de RAM
- XS Small Space : 19,50 € par mois, 5 Go de base, 1 Go de RAM
- S Small Space : 41 € par mois, 10 Go de base, 2 Go de RAM
Mon avis : pour des données de santé, un marché public ou un client qui exige la souveraineté, c’est la réponse propre. Vous perdez l’authentification et le stockage tout faits, donc comptez un peu de code en plus. C’est le prix de la maîtrise.
Tableau comparatif des backends
| Backend | Base de données | Open source / auto-hébergement | Plan gratuit | Premier prix | Origine |
| Supabase | PostgreSQL | Oui (Apache 2.0), 1 projet par installation | 500 Mo, 2 projets, pause après 7 jours | 25 $ par mois | Singapour / États-Unis |
| Firebase | Firestore (NoSQL) | Non | 1 Gio, 50 000 lectures par jour, sans stockage de fichiers | Paiement à l’usage | États-Unis (Google) |
| Appwrite | Documents, PostgreSQL ou MySQL | Oui (BSD-3), projets illimités | 75 000 utilisateurs, 2 projets | 25 $ par mois | Israël / États-Unis |
| Convex | Réactive (documents) | Source disponible (FSL) | 1 M d’appels, 6 développeurs | 25 $ par développeur | États-Unis |
| PocketBase | SQLite | Oui (MIT), auto-hébergé uniquement | Gratuit, votre serveur | 0 € | Open source |
| Nhost | PostgreSQL + GraphQL | Oui (MIT) | 1 projet, 1 Go, pause après 7 jours | 25 $ par mois | Suède |
| Xano | PostgreSQL | Non (self-hosting sur devis) | 100 000 enregistrements, 10 requêtes par 20 s | 85 $ par mois | États-Unis |
| Back4app | Parse (relationnelle) | Parse est open source, hébergement Back4app | 25 000 requêtes, 250 Mo | 15 $ par application | États-Unis |
| AWS Amplify | DynamoDB (NoSQL), SQL en option | Non | 12 mois, 10 000 utilisateurs Cognito | Paiement à l’usage | États-Unis (Amazon) |
| Clever Cloud | PostgreSQL managé | Hébergeur, pas un BaaS | 256 Mo, 5 connexions | 5,25 € par mois | France |
Comment choisir son backend ?
Base relationnelle ou documentaire ?
C’est la première question, et elle tranche la moitié de la liste. Si vos données ont des relations entre elles (des clients qui ont des factures, des projets qui ont des tâches), il vous faut du SQL : Supabase, Nhost, Xano, Appwrite en mode PostgreSQL, ou Clever Cloud.
Si vos données sont des documents indépendants (des messages, des fiches, des événements), le NoSQL de Firebase, Convex ou Back4app suffit, et il est souvent plus rapide à mettre en place.
Cloud managé ou auto-hébergement ?
Le cloud vous débarrasse de la maintenance : sauvegardes, mises à jour, disponibilité. Vous payez pour ça, et c’est le bon choix dès qu’un vrai produit a de vrais clients.
L’auto-hébergement inverse l’équation : un prix fixe, quel que soit le nombre de projets, contre la responsabilité du serveur. Trois outils de cette liste s’y prêtent vraiment :
- PocketBase : le plus simple, un fichier sur n’importe quel serveur
- Appwrite : projets illimités sur une seule installation Docker
- Supabase : le même Studio que le cloud, mais un projet par installation
Côté serveur, j’utilise un VPS KVM 2 chez Hostinger (2 cœurs, 8 Go de RAM, 7,99 € par mois) : c’est le minimum pour Supabase, et bien plus qu’il n’en faut pour PocketBase. Le code DIGITIZFR donne 10 % de réduction. J’ai raconté comment j’ai remplacé toute ma stack par un VPS dans un article dédié.
Combien ça coûte vraiment ?
Les prix affichés mentent tous un peu, chacun à sa manière :
- Supabase et Appwrite : 25 $ affichés, mais chaque projet supplémentaire et chaque instance de calcul s’ajoutent
- Firebase : 0 $ affiché, mais chaque lecture est facturée, et un pic de trafic devient une surprise
- Convex : 25 $ par développeur, donc 125 $ pour une équipe de cinq
- Xano : 85 $ minimum, sans surprise mais sans plan gratuit utilisable
- AWS Amplify : 0 $ affiché, mais cinq services facturés séparément, et le stockage court jusqu’à la suppression de l’application
Ma règle : pour un projet unique en production, comptez 25 à 50 $ par mois quel que soit l’outil. Pour plusieurs projets, l’auto-hébergement devient rentable dès le troisième.
Et si je code avec une IA ?
Lovable, Bolt et Claude Code proposent Supabase par défaut, et c’est le chemin de moindre résistance. Convex est le plus agréable à faire écrire à une IA, parce que tout est du TypeScript. Appwrite et Nhost demandent de brancher les choses à la main.
Un conseil qui vaut pour tous : quand une IA crée vos tables, elle écrit aussi vos règles de sécurité, et personne ne les relit. Avant toute mise en ligne, vérifiez que chaque table est bien protégée. C’est la première cause d’applications vibe-codées qui exposent leurs données. Pour aller plus loin, j’ai listé les outils indispensables pour créer un SaaS avec Claude Code.
Conclusion
En 2026, le back-end n’est plus un obstacle : dix outils sérieux vous en donnent un en quelques minutes. Supabase reste mon choix par défaut pour une application web, Firebase garde le mobile, Appwrite et PocketBase sont les rois de l’auto-hébergement, et Xano tient le no-code.
Le seul mauvais choix, c’est celui qu’on fait sans regarder la facture dans six mois. Prenez le plan gratuit, construisez, et lisez les petites lignes avant de dépasser deux projets.