Chaque mois, les factures tombaient : Supabase pour la base de données, Vercel pour l’hébergement et le déploiement, un troisième service pour surveiller mes sites. Au total, plus de 80 € par mois pour faire tourner mes projets.
Le problème, c’est que tout ça peut tourner sur un simple VPS à 5,49 € par mois, avec des outils open source. Je le savais, mais gérer un serveur en ligne de commande m’a longtemps refroidi. Ce qui a changé la donne : le nouveau connecteur MCP de Hostinger, qui permet de piloter tout le serveur directement depuis Claude Code.
Pour le prouver, j’ai construit un SaaS complet en direct : un mini CRM pour agences web, avec base de données, comptes utilisateurs et relances de factures automatiques par email. Je vous montre tout dans cette vidéo, et je détaille chaque étape ci-dessous.
Transparence : cette vidéo est réalisée en partenariat avec Hostinger, et certains liens de cet article sont affiliés. Si je vous en parle, c’est que j’utilise leurs VPS tous les jours pour mes propres projets.
Le connecteur MCP Hostinger : votre serveur piloté depuis Claude Code

Hostinger a lancé son connecteur MCP il y a quelques semaines. Concrètement, il permet de gérer votre compte et votre VPS directement depuis Claude Code, Cursor, VS Code ou ChatGPT : créer et déployer des sites, gérer vos noms de domaine, administrer le serveur, et même passer des commandes ou consulter la facturation, sans jamais ouvrir le panneau d’administration.
Si vous découvrez ce protocole, j’explique ce qu’est le MCP et comment ça marche dans un article dédié. L’installation tient en une ligne : vous sélectionnez votre IDE sur la page du connecteur, vous copiez la commande, et Claude Code vous demande de vous authentifier à votre compte Hostinger dans le navigateur. C’est tout.
Côté serveur, j’utilise le VPS KVM 2 (2 vCPU, 8 Go de RAM, 100 Go de NVMe, à 7,99 € par mois actuellement). Pour un petit projet, le KVM 1 à 5,49 € par mois suffit largement. Le code DIGITIZFR donne droit à 10 % de réduction.
Étape 1 : préparer et sécuriser le VPS en un prompt

Mon premier prompt tient en quelques lignes : je veux me passer de Supabase et de Vercel en hébergeant tout sur mon VPS Hostinger. Claude Code se connecte au serveur via le connecteur, fait l’état des lieux, et enchaîne tout seul :
- Sécurisation complète : connexion par clé SSH, coupure de l’authentification par mot de passe, double firewall (UFW sur la machine, firewall Hostinger côté hyperviseur), fail2ban et mises à jour en attente
- PostgreSQL : la même base de données que celle qui tourne sous le capot de Supabase, installée en local sur le serveur
- Caddy : le serveur web qui remplace Vercel pour le déploiement, avec certificat HTTPS géré automatiquement
Un détail qui compte : contrairement à Supabase, la base n’est pas exposée à Internet. Seule l’application y accède, en local sur le serveur. Le serveur avait d’ailleurs déjà 9 tentatives de brute-force dans ses logs à l’état vierge, la sécurisation n’est pas une option.
J’ai aussi demandé la synchronisation avec GitHub dès le départ. Réflexe à prendre systématiquement : si vous perdez vos données locales, votre code reste au chaud dans un dépôt privé.
Étape 2 : construire le CRM et acheter le domaine sans quitter Claude Code

Pour l’exemple, je me suis inspiré de Yuply, un CRM pour indépendants dont j’aime bien les fonctionnalités de suivi et de relance. Ma stack pour le reproduire :
- Next.js et Prisma : Prisma fait le traducteur entre le code et la base, et peut même fournir une interface visuelle comme celle de Supabase si vous en avez besoin
- Better Auth : la brique open source qui gère inscriptions, connexions, sessions et mots de passe, le tout stocké dans PostgreSQL
- Un cron sur le VPS : le serveur tourne 24 h sur 24, les tâches automatiques tournent donc dessus, sans service externe
Restait le nom de domaine, et le connecteur m’a bluffé sur ce point : j’ai acheté pipedesk.fr directement depuis Claude Code. Une pop-up de confirmation s’affiche pour valider l’achat avec la carte par défaut du compte, sur 1 an ou 3 ans, et les enregistrements DNS sont configurés dans la foulée. Si vous lancez beaucoup de projets, ça évite tous les allers-retours vers l’interface.
Résultat après un prompt de construction : page de connexion, tableau de bord avec les dernières factures, fiches clients complètes et landing page avec les mentions légales. Un bug d’authentification Better Auth est apparu en route, Claude Code l’a débogué tout seul.

Étape 3 : les relances automatiques par email avec Resend

Le cœur du CRM, ce sont les relances de factures impayées. Pour l’envoi des emails, j’utilise Resend, une API dont la version gratuite est très large : 3 000 emails par mois (dans la limite de 100 par jour), ce qui couvre largement un usage de relances.
Là encore, je n’ai presque rien fait : Claude Code a créé l’adresse email liée au domaine, ouvert lui-même une session de navigateur pour l’inscription sur Resend, et configuré tous les enregistrements DNS du domaine via le connecteur, propagation du MX comprise.
Une découverte au passage : si vous avez acheté un domaine sans hébergement web, vous ne pouvez pas créer de boîte email dans le hPanel de Hostinger. La parade, c’est de monter la boîte mail directement sur le VPS, ce que Claude Code a fait sans frais supplémentaires.
Pour tester, je lui ai demandé de créer une fiche client à mon nom avec une fausse facture au délai dépassé. L’email de relance est parti automatiquement, et la relance apparaît bien dans le tableau de suivi du CRM. Chaque matin à 8 h, le cron repère les factures échues et envoie la relance, sans jamais relancer deux fois le même client.
Le récap : tout ce qui tourne sur le VPS
Voici la stack complète, et ce que chaque brique remplace :
- PostgreSQL : la base de données, celle-là même qui motorise Supabase, en open source sur votre serveur
- Prisma : le traducteur entre votre code et la base, avec interface visuelle en option
- Caddy : le déploiement et le HTTPS automatique, à la place de Vercel
- Le cron : toutes vos automatisations récurrentes, le serveur tournant en continu
- Better Auth : les comptes utilisateurs, stockés dans votre propre base
- Resend : les emails transactionnels et les relances, gratuit jusqu’à 3 000 envois par mois
- GlitchTip : le tracking des erreurs, alternative open source à Sentry, avec alerte détaillée à chaque bug rencontré par vos utilisateurs
- Plausible : les analytics, en remplacement de Google Analytics. J’ai détaillé son installation dans mon test complet de Plausible
Combien ça coûte vraiment ?
C’est le nerf de la guerre, alors posons les chiffres. Avant : Supabase, Vercel et un service de monitoring, soit plus de 80 € par mois pour mon usage. Après : un VPS KVM 2 à 7,99 € par mois (5,49 € en KVM 1 pour un petit projet), le domaine à une dizaine d’euros par an, et des outils open source gratuits pour tout le reste.
Il y a évidemment une contrepartie : vous êtes responsable de votre serveur. Sauvegardes, mises à jour, sécurité, c’est vous, là où Supabase et Vercel gèrent tout. C’est précisément ce qui m’a longtemps retenu, et c’est ce que le pilotage par Claude Code change : la maintenance se fait en langage naturel, et le connecteur s’occupe des manipulations.
Pour être complet, Supabase reste un excellent produit sur lequel j’ai donné mon avis détaillé, et son plan gratuit suffit pour prototyper. La bascule vers un VPS devient rentable dès que vous payez plusieurs services en parallèle ou que vous multipliez les petits projets.
Mon verdict après ce test
Honnêtement, ça me change la vie. Avant, chaque nouvelle application partait chez Supabase et Vercel par réflexe. Maintenant, tout nouveau projet atterrit sur mon VPS, et j’économise plusieurs dizaines d’euros par mois.
Ce qui m’a le plus surpris, c’est le peu de choses que j’ai eu à faire : l’achat du domaine, la configuration DNS, la boîte email, l’inscription à Resend, le débogage. Tout est passé par Claude Code et le connecteur. Si vous voulez pousser plus loin ce type de workflow, j’ai listé les 10 outils indispensables pour créer un SaaS avec Claude Code. Et si vous testez le VPS, le code DIGITIZFR vous fait gagner 10 % au passage.