Traducteur photo

Une photo de menu, de panneau ou de document : son texte est lu sur l’image, puis traduit dans la langue de votre choix.

Traduire le texte d’une photo

Un menu dans une langue que vous ne lisez pas, un panneau, une notice, une étiquette de produit, un courrier administratif, une page de livre, une capture d’écran : vous envoyez l’image, ce traducteur photo lit le texte qu’elle contient, puis le traduit dans la langue de votre choix. Onze langues cibles sont proposées, le français en premier, et une douzième option extrait seulement le texte, sans traduire, quand c’est ce dont vous avez besoin.

Sur téléphone, un bouton Prendre une photo ouvre directement l’appareil. Sur ordinateur, vous glissez le fichier, ou vous collez une capture d’écran avec Ctrl+V sans même l’enregistrer. La traduction s’affiche dessous, et le texte tel qu’il a été lu sur l’image se déplie en dessous, pour vérifier ce qui a été compris avant de faire confiance à la traduction.

Comment la traduction d’une photo fonctionne

Deux étapes, deux modèles. La première est la reconnaissance de texte, ce qu’on appelait l’OCR : un modèle de vision regarde l’image et en transcrit le texte, dans sa langue d’origine, en respectant les lignes qui ont un sens (un titre, les lignes d’un menu, les paragraphes). La seconde est la traduction proprement dite, faite par un modèle de langage à partir de cette transcription.

Séparer les deux a un avantage que les traducteurs de photos intégrés à un téléphone n’offrent pas toujours : vous voyez le texte intermédiaire. Si la lecture a confondu un 6 et un 8 sur un prix, vous le repérez. Et le traducteur, lui, sait qu’il travaille sur un texte lu par une machine : il corrige les erreurs de lecture quand le sens est évident, et laisse « [illisible] » quand il ne l’est pas, au lieu d’inventer.

Avant l’envoi, l’image est réduite dans votre navigateur à 1 800 pixels de côté. C’est assez pour lire un menu ou un document A4 photographié de près, et ça évite d’envoyer les dix mégaoctets d’une photo d’appareil moderne. L’image sert à la lecture, puis elle est oubliée : rien n’est conservé.

Ce qui donne une bonne lecture, et ce qui la rate

La qualité de la traduction dépend presque entièrement de la qualité de la lecture, et celle-ci dépend de la photo. Voici ce que j’ai constaté en testant :

  • De face et à plat : une photo prise en biais déforme les lettres, et une page courbée fait onduler les lignes. Redressez ce que vous photographiez.
  • Bien éclairé, sans reflet : le flash sur un menu plastifié efface une bande de texte. Préférez la lumière ambiante.
  • Net : touchez l’écran sur le texte pour faire la mise au point, et attendez que l’image se stabilise avant de déclencher.
  • Cadré serré : une photo de la carte entière donne des lettres minuscules. Photographiez la partie qui vous intéresse.
  • Le texte imprimé passe bien, y compris les polices fantaisie des enseignes. L’écriture manuscrite est lue avec beaucoup plus d’erreurs, surtout en cursive.
  • Les alphabets non latins (chinois, japonais, arabe, cyrillique, grec, thaï) sont lus, et c’est là que l’outil est le plus utile, puisqu’on ne peut même pas les recopier pour les chercher.

Une image sans texte lisible renvoie un message clair plutôt qu’une traduction inventée.

Dans quelles situations je m’en sers

Le cas d’école, c’est le voyage : la carte du restaurant, le panneau de la gare, la composition d’un produit au supermarché, le mode d’emploi d’une machine à laver dans une location. Mais l’outil sert aussi bien sans quitter son bureau :

  • un document scanné ou photographié reçu par mail, en anglais ou en allemand, dont vous voulez le contenu en français sans le retaper ;
  • une capture d’écran d’une conversation, d’un message d’erreur, d’un site qui bloque la sélection du texte ;
  • une étiquette ou une plaque signalétique d’un appareil, pour retrouver la référence ou traduire les consignes de sécurité ;
  • une page de livre ou un article de revue en langue étrangère, pour en lire un passage sans le scanner ;
  • le mode extraire seulement le texte, sans traduction, pour récupérer le contenu d’une image en texte éditable : un vieux flyer, une affiche, un tableau photographié au mur.

Les limites à connaître

Ce traducteur photo n’est pas fait pour un document officiel. Un contrat, un acte, un diplôme, un certificat médical demandent un traducteur assermenté, et aucun outil automatique ne remplace sa signature. Il n’est pas fait non plus pour les très longs documents : la lecture s’arrête après quelques milliers de caractères, soit une à deux pages denses. Pour un PDF de vingt pages, passez plutôt par le résumé de PDF, et pour un site entier dans une autre langue, le traducteur de site web lit la page directement à partir de son adresse.

Dernière limite, honnête : la traduction automatique reste de la traduction automatique. Elle est très bonne sur un menu, bonne sur une notice, et approximative sur un jeu de mots, une expression locale, un texte littéraire. Le texte d’origine affiché sous le résultat est là pour que vous puissiez toujours revenir à la source.

Comment utiliser l’outil

Choisissez une image (ou prenez une photo, ou collez une capture), vérifiez l’aperçu, choisissez la langue cible, appuyez sur Lire et traduire. Le résultat arrive en quelques secondes et s’écrit au fil de l’eau. Changez la langue dans le menu déroulant pour retraduire la même image sans la renvoyer. Copier copie la traduction ; le texte d’origine a son propre bouton. Pour récupérer les images d’un site plutôt que leur texte, l’extracteur d’images fait le travail inverse.