Depuis fin août, ChatGPT Ads diffuse de la publicité en France. Si vous utilisez la version gratuite de ChatGPT, vous avez peut-être déjà croisé un encadré « Sponsorisé » sous une réponse.
De l’autre côté, n’importe quelle entreprise française peut lancer sa campagne elle-même, à partir de 15 € par jour.
Les premiers annonceurs ont un peu plus d’un mois de recul : les clics coûtent très peu cher, mais les ventes ne suivent pas toujours.
Faut-il se lancer maintenant ou attendre ? Je vous montre comment créer votre première campagne dans l’Ads Manager, réglage par réglage, avec les chiffres des premiers annonceurs pour décider si le test vaut le coup. C’est parti !
Si vous préférez voir l’Ads Manager en action, j’ai filmé la création d’une campagne complète dans cette vidéo :
Dans la suite, je reprends chaque étape avec les captures de l’interface, et les pièges à éviter au moment de régler votre budget.
Qui voit les publicités dans ChatGPT ?
Premier point à connaître avant de dépenser un euro : tout le monde ne voit pas ces pubs. Elles s’affichent uniquement sur :
- les comptes gratuits ;
- l’abonnement ChatGPT Go.
Les abonnés Plus, Pro, Business, Enterprise et Edu n’en voient aucune. Il n’y en a pas non plus sur les comptes des moins de 18 ans, ni dans les discussions temporaires.
La pub arrive sous la réponse de ChatGPT, dans un encadré marqué « Sponsorisé ». Elle contient :
- le nom et le logo de l’annonceur ;
- un titre et une courte description ;
- une image ;
- un lien vers le site de l’annonceur.
Elle ne se mélange jamais au texte de la réponse. OpenAI insiste beaucoup là-dessus : l’annonceur ne peut ni modifier ni influencer ce que ChatGPT répond.
Certains sujets n’affichent jamais de pub, comme la santé, la santé mentale ou la politique. Et un utilisateur gratuit que les pubs agacent peut choisir une option sans publicité, en échange de limites d’utilisation plus basses.
Comment ChatGPT choisit la pub qu’il affiche
C’est ici que tout change par rapport à Google Ads. Sur Google, vous achetez des mots-clés : quelqu’un tape une recherche qui correspond, et votre annonce peut sortir. Dans ChatGPT, il n’y a aucun mot-clé à acheter.
Le système lit la conversation en cours : ce que la personne demande et ce qu’elle cherche à faire. Il compare ensuite avec ce que vous lui avez donné :
- le titre et le texte de votre annonce ;
- votre page de destination ;
- vos indices contextuels, des phrases qui décrivent les situations où votre produit est utile.
Je vous montre comment écrire ces indices un peu plus bas : c’est le réglage le plus important de la plateforme.
En France, seule la conversation compte
Dans certains pays, ChatGPT peut aussi s’appuyer sur les anciennes conversations et sur sa mémoire pour choisir la pub. Cette personnalisation des annonces n’est pas disponible en France, ni ailleurs dans l’Union européenne.
Ici, c’est donc la conversation en cours qui décide, avec quelques infos de base comme la langue ou la zone géographique.
Côté vie privée, l’annonceur ne voit jamais les conversations. Il reçoit seulement des statistiques globales, comme le nombre d’affichages ou de clics.
Une enchère où la pertinence pèse plus que le budget
Quand plusieurs annonces peuvent s’afficher au même endroit, ChatGPT organise une enchère. Mais le plus gros budget ne gagne pas forcément.
L’enchère est pondérée par la pertinence : une annonce qui colle bien à la conversation peut passer devant une annonce qui enchérit plus cher.
Et c’est une enchère au second prix. Vous ne payez pas votre maximum, seulement ce qu’il faut pour passer devant le concurrent suivant. Résultat : la qualité de votre annonce et de votre page compte autant que la somme investie.
Combien coûte une campagne ChatGPT Ads ?
Il n’existe aucune grille tarifaire : tout passe par l’enchère. Ce qui est fixé, c’est le budget minimum, à 15 € par jour pour un compte facturé en euros.
Vous choisissez ensuite l’un des trois objectifs proposés par l’Ads Manager :
| Objectif | Ce que vous payez | Ce que ChatGPT cherche à maximiser |
|---|---|---|
| Couverture | Les affichages, au CPM (pour 1 000 affichages) | Le nombre de personnes qui voient la pub |
| Clics | Uniquement les clics | Le nombre de clics |
| Conversions | Toujours le clic ou l’affichage | Les personnes susceptibles d’acheter ou de s’inscrire |
Attention au piège de l’objectif Conversions : vous ne payez pas à la conversion. Vous payez toujours au clic ou à l’affichage, seule l’optimisation change.
Pour les clics, OpenAI conseille de démarrer avec une enchère maximale entre 3 et 5 dollars. C’est un point de départ, pas un prix moyen. En France, les clics coûtent pour l’instant bien moins cher, je vous donne les chiffres en fin d’article.
Le budget quotidien n’est pas un plafond
Autre piège : le budget quotidien est une moyenne calculée sur la semaine. Avec 15 € par jour, ChatGPT peut dépenser :
- jusqu’à 30 € un jour donné, soit deux fois votre budget ;
- jusqu’à 105 € sur sept jours, soit sept fois votre budget.
Vous voulez une limite ferme ? Choisissez plutôt un budget total sur la durée de la campagne.
Créer votre compte sur l’Ads Manager
Tout se passe sur l’Ads Manager d’OpenAI. Pour le libre-service, l’entreprise qui paie doit être établie dans un pays ouvert. La France en fait partie depuis le 31 août 2026.
Vous créez votre compte, puis vous renseignez votre entreprise :
- son nom et son site ;
- son pays ;
- la devise ;
- le fuseau horaire.
Faites très attention aux trois derniers. Une fois le compte créé, l’emplacement, la devise et le fuseau horaire ne peuvent plus être modifiés. En cas d’erreur, il faut recréer un compte publicitaire.

Deux tâches restent à faire avant de diffuser quoi que ce soit :
- importer votre logo, qui s’affichera à côté de vos annonces ;
- configurer la facturation avec un moyen de paiement.
Tant que ce n’est pas fait, un bandeau jaune vous rappelle en haut de l’écran que vos annonces ne peuvent pas être diffusées.
Le tour de l’Ads Manager
Une fois connecté, l’interface s’organise autour d’un menu à gauche. Tout en haut, l’Aperçu sert de tableau de bord.
Vous y trouvez les tâches qu’il vous reste à faire, puis le suivi de vos dépenses, impressions, clics et coût par clic, sur 7, 14 ou 30 jours.

Les autres menus se partagent le reste du travail :
- Campagnes : trois onglets (campagnes, groupes d’annonces, annonces) avec les impressions, les clics, la dépense, le taux de clic et le coût moyen par clic ;
- Conversions : la connexion de votre site pour suivre les ventes et les inscriptions ;
- Outils : les audiences, l’historique des modifications (pratique quand vous êtes plusieurs sur le compte) et les flux de catalogue pour l’e-commerce ;
- Facturation : vos dépenses, votre activité et vos factures ;
- Paramètres : les infos du compte et les utilisateurs.
Désactivez la personnalisation créative
Dans les Paramètres, allez voir tout de suite la personnalisation créative. Elle est activée par défaut, et c’est le réglage qui m’a le plus surpris.
Elle autorise l’IA d’OpenAI à créer ses propres versions de vos annonces, avec :
- de nouveaux titres et de nouvelles descriptions ;
- de nouvelles images ;
- des liens modifiés vers vos pages.
Ces versions peuvent ensuite être traduites et diffusées sans que vous les ayez validées une par une. Si vous voulez garder la main sur ce qui s’affiche en votre nom, désactivez-la.

Sur mon compte, une offre s’affichait aussi en bas à gauche : pour 500 € dépensés avant le 2 novembre 2026, OpenAI ajoute 500 € de crédit publicitaire.
Elle n’est pas forcément proposée à tout le monde, mais si vous l’avez, elle double votre budget de test.
Créer une campagne ChatGPT Ads pas à pas
Une campagne ChatGPT Ads se construit sur trois étages :
- la campagne, avec l’objectif et le budget ;
- les groupes d’annonces, un par thème ou par besoin ;
- les annonces elles-mêmes, rangées dans chaque groupe.
Sur un compte neuf, l’Ads Manager propose de créer la campagne à votre place. Il lit votre site et prépare une proposition générée par IA, modifiable avant le lancement.
C’est pratique pour démarrer, mais je préfère partir de zéro : vous comprendrez mieux chaque réglage.

Pour l’exemple, j’ai pris un SaaS fictif : un logiciel de facturation pour indépendants, avec un essai gratuit. La campagne de la vidéo n’a jamais été publiée.
Étape 1 : l’objectif et les lieux
Je clique sur « Créer », puis « Créer une campagne », et je lui donne un nom clair. Pour l’objectif, l’Ads Manager met Clics par défaut.
Pour un SaaS, ce qui compte, ce sont les inscriptions à l’essai. L’idéal serait donc l’objectif Conversions. Sauf qu’il faut avoir installé le suivi des conversions avant : je vous montre comment plus bas. Pour ce premier test, je garde Clics.
La France est déjà sélectionnée dans les lieux ciblés. Vous pouvez ajouter ou exclure des lieux, puis choisir les plateformes : applications Android et iOS, web sur mobile et web sur ordinateur.

Étape 2 : le budget et la personnalisation du texte
Attention au budget : l’Ads Manager préremplit 65 € par jour. Je descends au minimum, 15 €.
Juste en dessous, l’interface affiche votre vrai plafond : 30 € par jour et 105 € par semaine. C’est la règle des deux et sept fois vue plus haut.

Vient ensuite la personnalisation du texte, elle aussi activée par défaut. Même logique que la personnalisation créative, mais limitée aux textes.
L’IA réécrit et traduit vos titres et vos descriptions, qui peuvent s’afficher sans relecture. Je la désactive : je préfère savoir exactement ce qui sort en mon nom.

Deux absences vont aussi vous surprendre :
- pas de dates : sur la toute première campagne, OpenAI ne propose de les choisir qu’après la publication. Si vous devez démarrer un jour précis, ne publiez pas juste pour accéder au réglage, vos annonces risquent de partir dès leur validation ;
- pas d’audiences personnalisées, pour cibler votre fichier clients par exemple : l’interface précise qu’elles ne sont pas prises en charge dans l’Union européenne tant que la personnalisation n’y est pas ouverte.
Le groupe d’annonces et les indices contextuels
Deuxième étage : le groupe d’annonces. La règle est simple, un groupe par besoin.
Vous vendez deux offres à des publics différents ? Faites deux groupes, avec des annonces et des pages de destination différentes.
Écrivez des situations, pas des mots-clés
C’est dans le groupe que vous écrivez vos indices contextuels. L’erreur classique ? Les rédiger comme des mots-clés Google. Taper « logiciel de facturation » n’aide pas beaucoup ChatGPT.
Il vaut mieux décrire la personne et sa situation. Pour mon SaaS, j’ai écrit deux indices :
- « auto-entrepreneur qui fait encore ses factures sur Excel et cherche un logiciel simple » ;
- « freelance qui doit se préparer à la facturation électronique obligatoire ».

Ces phrases ne sont pas des règles de ciblage. Elles aident ChatGPT à comprendre quand votre annonce est utile, sans garantir qu’elle sortira dans une conversation précise.
Dans ce même groupe, vous renseignez l’adresse de destination par défaut et un champ « Paramètres de suivi ». C’est là que vous ajoutez vos UTM, pour suivre ce trafic dans Google Analytics.
Choisissez le CPC maximal pour démarrer
Dernier réglage du groupe : la stratégie d’enchères. Par défaut, c’est « Enchères automatiques » : ChatGPT règle seul ses enchères pour obtenir le plus de clics possible avec votre budget.
C’est simple, mais aucun coût par clic n’est garanti. En cliquant sur « Modifier », vous pouvez passer en CPC maximal et fixer vous-même le montant maximum payé pour chaque clic.
L’Ads Manager m’a proposé 2,60 €, avec un indicateur qui dit si l’enchère a des chances d’être compétitive.

Pour un premier test, je vous conseille le CPC maximal : vous savez exactement combien vous risquez de payer par clic.
Rédiger une annonce ChatGPT qui donne envie de cliquer
Troisième étage : l’annonce. Vous renseignez l’adresse de la page de destination, puis :
- un titre de 32 caractères maximum ;
- une description de 54 caractères maximum ;
- une image en PNG ou en JPG, idéalement carrée et d’au moins 256 × 256 pixels.
Le centre d’aide d’OpenAI parle de 50 et 100 caractères, mais l’Ads Manager que j’ai utilisé bloque à 32 et 54. Fiez-vous à l’interface : c’est très court, il faut aller à l’essentiel.

Les conseils d’OpenAI vont tous dans le même sens : du concret plutôt que du marketing. Le titre dit tout de suite ce que vous proposez, et la description apporte une information en plus au lieu de répéter le titre.
Pour mon exemple, ça donne « Vos factures en 2 minutes » en titre, et « Factures conformes et relances auto. Essai gratuit. » en description. Voici l’aperçu qu’affiche l’Ads Manager à l’étape de révision :

Multipliez les annonces et soignez la page
Avec le bouton « Ajouter une autre annonce », créez-en plusieurs par groupe, avec des angles vraiment différents. Plus vous en avez, plus le système trouve de conversations où l’une d’elles colle.
Pour la page de destination, deux réflexes :
- envoyez les gens sur la page exacte, pas sur votre page d’accueil (ici, la page de l’essai gratuit) ;
- vérifiez que votre site ne bloque pas les robots d’OpenAI, OAI-AdsBot et OAI-SearchBot. OpenAI exige qu’ils accèdent à la page, sinon l’annonce ne passe pas.
Le suivi des conversions n’est pas encore en place ? Enregistrez la campagne avec le bouton « Enregistrer comme brouillon », en haut à droite, avant de passer à la suite.
Suivre les conversions avec le pixel OpenAI
Sans suivi, impossible de savoir ce que vos pubs rapportent. Tout se configure dans le menu Conversions, où vous créez une source de données.

Ensuite, deux méthodes au choix :
- installer le pixel OpenAI sur votre site ;
- envoyer les événements depuis votre serveur avec l’API Conversions.
Vous pouvez combiner les deux, à condition d’utiliser le même identifiant d’événement. Sinon, une vente risque d’être comptée deux fois.
Quand quelqu’un clique sur votre annonce, ChatGPT ajoute un paramètre oppref à la fin de l’adresse. C’est lui qui permet au pixel de relier la vente au clic. Votre site fait des redirections ? Vérifiez que ce paramètre ne se perd pas en route.
Pour mon logiciel de facturation, l’événement à suivre est l’inscription à l’essai gratuit. Une fois que ces inscriptions remontent bien, vous pouvez créer une campagne Conversions, qui cherche directement les personnes susceptibles de s’inscrire.
Deux points à garder en tête :
- les conversions mettent 24 à 48 heures à remonter : pas de panique si vous ne voyez rien le premier jour ;
- comme pour tout pixel publicitaire, il faut le consentement de vos visiteurs, donc il passe par votre bandeau cookies.
La révision et la validation par OpenAI
Dernière étape : la révision, avec le résumé complet de la campagne. Quand vous cliquez sur « Publier », OpenAI vérifie l’annonce, l’image et la page de destination.
Certains secteurs sont interdits, comme l’alcool, le tabac, les jeux d’argent ou la politique. En dehors des États-Unis, les services financiers, la santé et les services juridiques sont aussi refusés pour l’instant.
Une fois l’annonce approuvée, la diffusion peut commencer.
Est-ce que ChatGPT Ads rapporte vraiment ?
Venons-en à la question qui compte. OpenAI le reconnaît lui-même : il n’existe aucun chiffre de référence pour l’instant. Les seuls repères viennent des premiers annonceurs, et ils varient énormément.
Des clics encore bon marché en France
Côté prix, les retours sont plutôt encourageants. Plusieurs agences françaises ont publié leurs chiffres de septembre :
| Source | Coût pour 1 000 affichages | Coût par clic |
|---|---|---|
| Enablers (4 e-commerçants) | 12 € | 0,85 € |
| Gamned! | 10 à 12 € | 1,40 à 2 € |
| Studio en Tête | Non communiqué | 0,55 € |
| Webloom (8 annonceurs) | 9 à 10 € | Non communiqué |
Retenez un CPM de 9 à 12 € et un clic entre 0,50 et 2 € le plus souvent. Aux États-Unis, les annonceurs parlent plutôt de 3 à 22 dollars le clic, selon Search Engine Journal.
L’écart vient surtout du nombre d’annonceurs. En France, ils sont encore très peu nombreux, donc la concurrence dans les enchères reste faible.
Des ventes qui ne suivent pas (encore)
Le problème, c’est ce qui se passe après le clic. Le bilan le plus complet que j’ai trouvé est celui de l’agence Webloom, publié par le Journal du Net le 14 octobre.
L’agence a suivi 8 annonceurs pendant tout le mois de septembre, dans la formation, le SaaS, la grande consommation et le prêt-à-porter. Ses résultats font réfléchir :
- le retour sur dépense publicitaire n’a jamais dépassé 1 : dans le meilleur cas, 1 € dépensé a rapporté 1 € de ventes ;
- les 4 annonceurs qui cherchaient des prospects ont tous arrêté, faute de contacts de qualité ;
- sur certains comptes, ChatGPT annonçait environ deux fois plus de conversions que les outils des annonceurs.
Si vous testez, comparez donc toujours les chiffres de l’Ads Manager avec votre propre outil d’analyse ou votre CRM.
Un effet visible sur la notoriété
Le bilan contient quand même une note positive. Près de 80 % des annonceurs ont vu leurs recherches de marque augmenter sur Google, de 10 à 30 % pour certains, pendant les campagnes.
Une partie des gens voient visiblement la marque dans ChatGPT, puis la cherchent sur Google. C’est pour ça que 4 annonceurs sur 8 ont continué : pas pour les ventes directes, mais pour la notoriété.
Webloom reste prudent : impossible de séparer l’effet des pubs de celui du travail de visibilité naturelle dans les réponses des IA, le GEO.
Les retours venus des États-Unis
Aux États-Unis, Hostinger a partagé son retour après près de 70 000 dollars de tests. Son responsable de la publicité payante en retient trois leçons :
- les campagnes sur des usages très précis ont mieux marché que les messages larges ;
- la qualité du trafic était inégale ;
- la rentabilité était difficile à mesurer avec les seules conversions directes.
À ce moment-là, l’hébergeur payait plus de 65 dollars pour 1 000 affichages.
Il existe des retours plus flatteurs, souvent mis en avant par OpenAI.
WeightWatchers annonce par exemple un coût par acquisition 15 % plus bas que sur ses campagnes de recherche payante. Bon résultat, mais c’est OpenAI qui présente ce cas : ce n’est pas une moyenne.
Mon avis : pour qui ChatGPT Ads vaut le coup ?
Faut-il lancer une campagne maintenant ? Les clics ne coûtent pas cher en France aujourd’hui, et je pense que ça ne durera pas. Plus il y aura d’annonceurs, plus les enchères monteront.
Si vous voulez tester, c’est donc le bon moment, à condition d’y mettre un budget que vous acceptez de perdre. Quelques centaines d’euros sur deux ou trois semaines, avec le suivi des conversions bien installé, suffisent pour vous faire une idée.
ChatGPT Ads a du sens quand votre offre répond à une question précise que les gens posent à ChatGPT. C’est le cas :
- d’un logiciel ;
- d’une formation ;
- d’un produit comparé avant l’achat.
Là, vos indices contextuels peuvent vraiment coller à la conversation. Par contre, si vous cherchez des prospects B2B pas chers, les premiers retours sont mauvais. Et surtout, ne coupez pas votre budget Google Ads pour basculer dessus.
Pendant le test, surveillez aussi vos recherches de marque dans la Search Console de Google. Si ChatGPT ne vous apporte pas de ventes directes, c’est peut-être là que vous verrez son effet.
Honnêtement, la plateforme est encore jeune. Il manque des chiffres de référence et un outil pour voir contre qui vous êtes en concurrence. Les conversions, elles, restent difficiles à vérifier.
Commencez petit et fiez-vous à vos propres chiffres plutôt qu’à ceux de l’Ads Manager.
Et si vous préférez confier vos campagnes à des spécialistes, j’ai classé les meilleures agences ChatGPT Ads en France, avec pour chacune ses spécialités, sa ville et la taille de son équipe.