Statistiques Amazon 2026 : les chiffres clés à connaître

Statistiques Amazon 2026 : les chiffres clés à connaître

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Amazon a franchi les 716,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2025. Pour donner une idée, c’est plus que le produit intérieur brut de la Belgique, réalisé par une seule entreprise créée dans un garage il y a trente ans.

Mais le chiffre qui raconte vraiment ce qu’est devenu Amazon est ailleurs. 69 % de ce qui se vend sur la plateforme ne lui appartient pas : ce sont des vendeurs tiers. Amazon n’est plus principalement un marchand, c’est une place de marché doublée d’un loueur de serveurs.

Combien Amazon pèse-t-il vraiment en France ? Combien reste-t-il de vendeurs actifs, et gagnent-ils leur vie ? Quelle part du e-commerce américain la plateforme contrôle-t-elle ? J’ai réuni les statistiques les plus récentes, en croisant les résultats financiers publiés par Amazon, les analyses de Marketplace Pulse, les estimations d’eMarketer et les données Fevad pour la France.

Amazon en 2026 : les chiffres à retenir

  • Chiffre d’affaires net 2025 : 716,9 milliards de dollars, en hausse de 12 % sur un an.
  • Résultat net 2025 : 77,7 milliards de dollars, contre 59,2 milliards en 2024.
  • Au deuxième trimestre 2026, le chiffre d’affaires atteint 200,6 milliards de dollars, en progression de 20 % sur un an.
  • Les prévisions pour l’année 2026 situent le chiffre d’affaires entre 790 et 805 milliards de dollars.
  • Le GMV total, c’est-à-dire la valeur de tout ce qui transite par la plateforme, avoisine 830 milliards de dollars.

La trajectoire est nette : 574,8 milliards en 2023, 638 milliards en 2024, 716,9 milliards en 2025. Amazon ajoute chaque année l’équivalent du chiffre d’affaires annuel de Carrefour.

AWS, le moteur discret qui finance tout le reste

  • AWS a généré 42,2 milliards de dollars au deuxième trimestre 2026, en hausse de 36,7 % sur un an.
  • Cette croissance est plus du double de celle du commerce en ligne, le métier historique du groupe.
  • La publicité progresse elle aussi de 16 %.

C’est le paradoxe d’Amazon, et il est structurel. Le grand public connaît le site marchand, mais l’essentiel des bénéfices vient du cloud. Vendre des livres et des chaussures dégage des marges faibles, louer de la puissance de calcul en dégage d’énormes. Le commerce apporte le volume et la relation client, AWS apporte la rentabilité.

Amazon en France : troisième acteur du commerce, tous canaux confondus

  • Amazon France a réalisé 25,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires brut en 2025.
  • La plateforme se hisse pour la première fois à la troisième place du commerce français, derrière E.Leclerc (62,9 milliards €) et Intermarché (43,8 milliards €).
  • Amazon compte 24 millions de clients actifs en France.
  • Sa pénétration atteint 57,5 % des cyberacheteurs français (Fevad, Chiffres clés 2026).
  • Amazon devance Vinted, E.Leclerc, Fnac et Cdiscount au classement des sites par nombre de clients.

Ce classement mérite un instant d’attention. Amazon n’est plus seulement le premier site e-commerce français, il est désormais le troisième distributeur du pays toutes surfaces confondues, devant des enseignes physiques historiques. Et plus d’un cyberacheteur français sur deux y a commandé au cours de l’année.

Pour replacer ce chiffre dans son contexte, le marché français du e-commerce pèse 196,4 milliards d’euros, comme le détaillent les statistiques e-commerce 2026.

La marketplace : Amazon vend surtout ce qui ne lui appartient pas

  • Les vendeurs tiers représentent 69 % du GMV total d’Amazon, un record absolu.
  • Cela correspond à environ 575 milliards de dollars de marchandises vendues par des tiers en 2025, en hausse de 15 %.
  • En volume d’articles, les vendeurs tiers pèsent 61 à 62 % des unités vendues.
  • Cette part plafonne depuis cinq trimestres, après des années de progression continue.

La bascule est totale par rapport aux débuts. Amazon a cessé d’être un distributeur qui achète et revend pour devenir une infrastructure que d’autres utilisent, en payant des commissions, de la logistique et de la publicité à chaque étape.

Combien reste-t-il de vendeurs, et qui gagne vraiment ?

C’est la partie que les articles enthousiastes sur le e-commerce oublient systématiquement de mentionner.

  • 1,65 million de vendeurs actifs dans le monde fin 2025.
  • Ils étaient 2,4 millions en 2021, soit une chute de 31 % en quatre ans.
  • Environ 9,7 millions de comptes vendeurs sont enregistrés, ce qui signifie que 80 % sont dormants.
  • Aux États-Unis, moins de 8 000 vendeurs, soit 1,6 % de la base active, génèrent la moitié des quelque 300 milliards de dollars de GMV tiers.

Ces quatre chiffres racontent la même histoire. Le nombre de vendeurs actifs recule, la grande majorité des comptes ne vend rien, et une infime minorité capte l’essentiel du volume. La concentration observée sur le e-commerce français se retrouve ici, en pire.

Autrement dit, se lancer sur Amazon reste accessible techniquement, mais la probabilité d’en vivre est bien plus faible que ce que suggèrent les formations vendues sur le sujet.

La domination sur le e-commerce américain

  • Amazon contrôle 40,5 % des ventes e-commerce aux États-Unis en 2025, selon les estimations eMarketer.
  • C’est plus de quatre fois la part de son concurrent le plus proche, Walmart, autour de 8 à 9 %.
  • Parmi les dix premiers distributeurs en ligne américains, Amazon représente à lui seul environ 59 % des ventes.
  • Rapporté à l’ensemble du commerce de détail américain, en ligne et en magasin, sa part n’est que d’environ 6,5 %.

Ce dernier chiffre est le plus intéressant, et le plus souvent oublié. Amazon écrase le e-commerce, mais le e-commerce ne représente encore qu’une fraction du commerce total. Les magasins physiques captent toujours la très grande majorité des dépenses.

Prime : l’abonnement qui verrouille tout

  • Le nombre d’abonnés Prime est estimé entre 220 et 260 millions dans le monde.
  • Les États-Unis en concentrent à eux seuls 180 à 200 millions.
  • Les revenus d’abonnement, essentiellement Prime, ont atteint 49,6 milliards de dollars en 2025.
  • Un membre Prime dépense environ deux fois plus qu’un client non abonné.

Amazon ne communique plus de chiffre officiel sur Prime depuis 2021, ces estimations sont donc à prendre avec précaution. En revanche, la ligne « revenus d’abonnement » est auditée, et ces 49,6 milliards de dollars donnent une base solide.

Le mécanisme économique est limpide : l’abonnement transforme un acheteur occasionnel en client par défaut. Une fois la livraison payée d’avance, comparer les prix ailleurs devient un effort qui rapporte peu.

Le Prime Day, devenu un événement macroéconomique

  • Le Prime Day 2026, étalé du 23 au 26 juin, a généré 26,4 milliards de dollars de dépenses en ligne aux États-Unis.
  • L’événement dure désormais quatre jours, contre 24 heures à ses débuts.

À ce niveau, l’opération ne relève plus du commerce mais du calendrier économique. Elle déplace de la consommation, structure les plans média de milliers de marques et sert d’étalon aux prévisions du second semestre.

Amazon Business, le géant méconnu du B2B

  • Amazon Business a atteint un rythme annualisé de 60 milliards de dollars de ventes brutes.
  • Cela représente environ 7 % du GMV total du groupe.

Soixante milliards de dollars, c’est plus que le chiffre d’affaires annuel de Danone. Cette activité, quasiment invisible du grand public, fournit les achats courants d’entreprises, d’administrations et de collectivités.

Logistique et livraison : la vraie barrière à l’entrée

Ce que les concurrents peinent le plus à répliquer n’est ni le catalogue ni le site, c’est le réseau physique qui livre en vingt-quatre heures.

  • Le programme Fulfilment by Amazon (FBA) permet aux vendeurs tiers de déléguer stockage, préparation et expédition, en échange de commissions qui pèsent lourd sur la marge.
  • Les frais prélevés par Amazon sur un vendeur tiers cumulent commission de vente, frais de logistique, stockage et publicité, au point de représenter souvent la moitié du prix de vente.
  • C’est précisément ce qui explique que seuls 1,6 % des vendeurs américains concentrent la moitié du volume : sans échelle suffisante, les frais absorbent la rentabilité.

Le modèle est redoutable pour Amazon. Que le produit se vende bien ou mal, la plateforme touche ses commissions, encaisse la logistique et vend de la visibilité au vendeur qui veut sortir du lot.

La publicité, troisième pilier du modèle

  • Les revenus publicitaires progressent de 16 % sur le dernier trimestre publié.
  • Cette activité consiste à faire payer les vendeurs pour apparaître en tête des résultats de recherche, sur une plateforme qu’ils utilisent déjà pour vendre.

Amazon a donc construit un système où le vendeur paie trois fois : pour vendre, pour livrer, puis pour être vu. Chacune de ces trois lignes affiche des marges supérieures à celles du commerce lui-même.

Ce qu’il faut retenir

  • 716,9 milliards $ de chiffre d’affaires en 2025, avec une prévision de 790 à 805 milliards pour 2026 ;
  • AWS finance le groupe : +36,7 % de croissance, plus du double du commerce en ligne ;
  • Amazon France pèse 25,2 milliards € et devient le troisième distributeur du pays ;
  • 57,5 % des cyberacheteurs français y commandent, soit 24 millions de clients actifs ;
  • 69 % du GMV vient des vendeurs tiers, Amazon vend surtout ce qui ne lui appartient pas ;
  • 1,65 million de vendeurs actifs seulement, en recul de 31 % depuis 2021 ;
  • 40,5 % du e-commerce américain, mais seulement 6,5 % du commerce total.

S’il ne fallait retenir qu’une chose, ce serait la tension entre deux chiffres. Amazon n’a jamais été aussi puissant, et pourtant le nombre de vendeurs qui y prospèrent n’a jamais été aussi réduit. La plateforme grossit en concentrant, pas en démocratisant.

Passionné par les SaaS, l'IA et l'entrepreneuriat, j'ai fondé Digitiz en 2016. Mon objectif est de vous transmettre mon expérience et de pouvoir vous faire gagner du temps dans le choix de vos outils.

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