Pendant des années, si vous vouliez lancer une communauté payante en français, vous n’aviez pas vraiment le choix. Vous preniez Skool, vous encaissiez en dollars, et vous expliquiez à vos membres pourquoi leur banque leur avait facturé des frais de change sur un abonnement à 19 $.
Klubizz est arrivé en juillet 2026 avec une promesse simple : faire la même chose, mais pensé pour les francophones. Interface française, encaissement en euros, hébergement en France, et surtout une architecture en espaces qui rappelle Discord ou Slack plutôt qu’un fil unique.
Le problème, c’est que le 11 août 2026, Skool a sorti son interface en français. Et d’un coup, l’argument principal de Klubizz est devenu beaucoup moins évident. Alors j’ai passé la plateforme au crible, j’ai testé l’interface, épluché les tarifs, vérifié qui se cache derrière, et je vous dis franchement si ça vaut le coup de basculer.
Voici comment j’ai découpé ce test : d’abord qui a créé Klubizz et pour qui, ensuite les fonctionnalités réellement disponibles, puis les tarifs face à ceux de Skool, et enfin mon D-Score et mon verdict. C’est parti.
Présentation de Klubizz
Klubizz est une plateforme qui vous permet de créer une communauté en ligne et de la monétiser. Concrètement, vous obtenez un espace privé à votre adresse (klubizz.com/@votre-nom) qui réunit un fil de discussion, des contenus exclusifs, un calendrier d’événements, une messagerie et un système d’abonnement payant.
Le nom de domaine a été déposé le 16 juillet 2026. Autrement dit, au moment où j’écris ces lignes, Klubizz a moins de deux mois d’existence publique. Gardez ce chiffre en tête, j’y reviens plus bas.
Ce qui change tout en revanche, c’est l’équipe. Derrière Klubizz, on retrouve Ariel Dorol, alias Le Dev ULTIME, cofondateur et CPO de Teachizy, le LMS français lancé en 2020 que j’ai déjà testé sur Digitiz. Ce n’est donc pas un premier projet monté à la va-vite : ce sont des gens qui font tourner un SaaS français rentable depuis cinq ans et qui connaissent les contraintes des créateurs francophones, TVA et facturation comprises.

Côté infrastructure, les mentions légales sont précises et c’est suffisamment rare pour être noté. Les données applicatives et la base de données sont hébergées chez Scalingo, à Strasbourg. Le stockage multimédia passe par BunnyWay, en Slovénie, donc dans l’Union européenne. La mesure d’audience utilise Umami, sans cookie ni donnée identifiante. Aucun traceur publicitaire. Pour une plateforme qui se revendique souveraine, les actes suivent le discours.
À qui s’adresse Klubizz ?
Klubizz vise clairement les créateurs francophones qui ont entre 1 000 et 100 000 abonnés et qui veulent transformer une audience en revenus récurrents. Si vous vous reconnaissez dans l’un de ces profils, l’outil est fait pour vous :
- Le coach ou le formateur qui vend un accompagnement mensuel et veut réunir ses clients dans un même endroit, avec des contenus réservés aux payants.
- Le créateur de contenu qui étouffe sur un groupe Facebook ou un Discord gratuit et cherche enfin à monétiser sans dépendre d’un algorithme.
- Le consultant ou l’expert qui anime une communauté professionnelle et veut des espaces séparés selon le niveau d’abonnement.
- La marque ou la PME qui veut fédérer ses clients sans confier ses données à un outil américain.
En revanche, passez votre chemin dans trois cas. Si vous avez besoin d’une application mobile native, Klubizz n’en propose pas encore, là où Skool et Mighty Networks en ont une. Si votre cœur de métier c’est le catalogue de formations avec suivi pédagogique, conformité Qualiopi et attestations, un vrai LMS reste plus adapté, et je vous renvoie vers mon comparatif des meilleures plateformes de formation en ligne. Et si vous ne supportez pas l’idée de bâtir votre business sur un outil de deux mois, attendez encore un peu.
Les fonctionnalités principales de Klubizz
J’ai exploré l’interface via les communautés de démonstration mises à disposition par l’éditeur. Voici ce qui m’a marqué, en commençant par la vraie différence avec Skool.
Les espaces, la fonctionnalité que Skool n’a pas
C’est le point qui justifie à lui seul de regarder Klubizz de près. Là où Skool vous impose un fil unique où tout se mélange, Klubizz découpe votre communauté en espaces, l’équivalent des salons Discord ou des canaux Slack. Un espace annonces, un espace général, un espace pour les victoires des membres, un espace technique.
Et surtout, vous pouvez verrouiller un espace derrière un palier d’abonnement. Vos membres gratuits voient le fil général, vos abonnés à 19 € accèdent au salon premium, vos clients VIP à 99 € ont le leur. Skool ne permet pas cette granularité. Pour qui vend plusieurs niveaux d’accompagnement, c’est un vrai levier d’upsell intégré au produit plutôt qu’un bricolage.
Dans les faits, l’interface se tient. La colonne de gauche liste les espaces, le fil central affiche les publications avec réactions, commentaires et sondages, la colonne de droite montre le prochain événement et l’offre d’abonnement. On s’y repère en quelques secondes, sans tutoriel.

Le paywall à la publication, le vrai différenciateur
C’est le point que j’avais sous-estimé dans la première version de ce test. Klubizz ne se contente pas de verrouiller un espace entier : vous pouvez rendre payante une publication isolée, au milieu d’un fil par ailleurs gratuit.
Je l’ai vérifié sur leur communauté de démonstration publique. Dans un club gratuit de 342 membres, une publication s’affiche floutée avec la mention « Contenu premium, cette publication est réservée aux membres Premium », et un encart propose de rejoindre l’offre à 19 € par mois. Membres gratuits et membres payants cohabitent au même endroit.
Chez Skool, l’accès se vend au niveau du groupe entier. Le centre d’aide de la plateforme ne liste que des modèles appliqués à la communauté complète : groupe gratuit, groupe par abonnement, freemium, paliers ou paiement unique. Impossible de réserver une publication précise à une partie de vos membres.
La conséquence est visible chez les plus gros créateurs de la plateforme. Nate, l’un des cadors de Skool, fait tourner deux communautés séparées : AI Automation Society, gratuite, avec 443 800 membres, et AI Automation Society Plus, à 129 $ par mois, avec 3 700 membres. Deux espaces à animer, deux audiences à faire grandir, deux fois le travail de modération.
Avec le paywall à la publication, vous gardez tout au même endroit : votre contenu gratuit sert d’aimant, votre contenu premium se débloque dans le même fil. Pour un créateur qui veut une communauté hybride sans se dédoubler, c’est l’argument le plus concret de Klubizz.
Les coffres de contenus exclusifs
Klubizz appelle « coffres » ses espaces de contenus réservés. Chaque coffre se comporte comme un mini-parcours : une série de pages ordonnées, une barre de progression, et la possibilité de reprendre là où le membre s’était arrêté. On coche les pages au fur et à mesure, exactement comme dans un cours en ligne.
Vous pouvez laisser un coffre ouvert à tous ou le réserver aux abonnés, auquel cas les non-payants voient une vignette « accès restreint » qui joue son rôle de vitrine. C’est propre et suffisant pour du contenu d’accompagnement. Ne vous attendez pas pour autant à la richesse d’un LMS complet : pas de quiz, pas d’attestation, pas de suivi pédagogique poussé. Klubizz assume d’être une plateforme de communauté qui héberge du contenu, pas l’inverse.

Le calendrier d’événements
Rien d’inédit ici, mais c’est bien fait. Vous programmez vos lives, vos sessions de questions-réponses ou vos défis mensuels, ils s’affichent en vue calendrier ou en vue liste, et le prochain événement reste épinglé dans la colonne de droite en permanence. Les fuseaux horaires sont gérés, ce qui compte dès que vous avez des membres au Québec ou en Suisse.
Petite nuance : Klubizz ne propose pas de visioconférence native. Vous organisez votre live sur Zoom, Google Meet ou StreamYard et vous partagez le lien. Skool intègre des appels vidéo directement dans la plateforme.

La monétisation via votre propre compte Stripe
C’est le deuxième gros argument, et il est technique mais lourd de conséquences financières. Sur Klubizz, vous connectez votre propre compte Stripe. L’argent de vos membres arrive directement chez vous, et vous ne payez que les frais Stripe habituels.
Combien ? Selon la grille tarifaire officielle de Stripe en France, une carte européenne standard coûte 1,5 % + 0,25 € par transaction. Sur Skool, la plateforme prélève 2,9 % + 0,30 $ sur le plan Pro, frais de traitement compris, et 10 % + 0,30 $ sur le plan d’entrée. Sur Circle ou Mighty Networks, la commission de la plateforme vient carrément s’ajouter aux frais Stripe.
Traduction concrète : sur 5 000 € de ventes mensuelles, Klubizz en plan Pro vous laisse payer environ 75 € de frais Stripe et rien d’autre. Skool Pro vous prélève environ 145 € de commission. L’écart se creuse à chaque euro encaissé.
Côté modèles économiques, vous n’êtes pas enfermé : abonnement mensuel, paliers multiples ou paiement unique, à vous de choisir. Vous pouvez aussi importer une liste de membres en CSV, en ajouter manuellement, et même revendre vos contenus à d’autres Klubs.
Le multi-devises, l’argument que Skool n’a toujours pas rattrapé
Skool a beau parler français depuis le 11 août, il encaisse toujours uniquement en dollars américains. Klubizz vous laisse vendre en euros, francs suisses, dollars canadiens ou dollars américains. Et vous choisissez d’afficher vos prix hors taxes ou toutes taxes comprises, la TVA étant calculée au paiement.
Si votre audience est française, belge, suisse ou québécoise, c’est loin d’être un détail. Un prospect qui voit « 19 € par mois » et paie exactement 19 € convertit mieux qu’un prospect qui voit « $19 » et découvre des frais de change sur son relevé.
Une API complète et un serveur MCP
Voilà la fonctionnalité que je n’attendais pas sur un produit aussi jeune. Klubizz expose une API REST publique documentée, avec authentification par clé, 600 requêtes par minute, pagination par curseur et endpoints sur à peu près tout : membres, publications, contenus, événements, ventes, analytiques et exports.
Mieux, la plateforme propose un serveur MCP, ce protocole qui permet de brancher un assistant comme Claude ou ChatGPT directement sur vos données. Vous pouvez littéralement demander à une IA de créer un événement dans votre communauté ou de sortir vos chiffres de rétention. L’ensemble est disponible dès le plan Pro. Skool, de son côté, ne propose aucune API publique officielle.
Les tarifs de Klubizz
Trois plans, avec 14 jours d’essai gratuit sur chacun. Une carte bancaire est demandée dès le départ, mais rien n’est prélevé avant la fin de l’essai.
- Essentiel : 9 €/mois ou 90 €/an. Publications, membres et événements illimités, contenus exclusifs, calendrier, messagerie, adresse personnalisée, 200 Go de stockage. Commission Klubizz de 5 % sur vos ventes.
- Pro : 79 €/mois ou 395 €/an. Tout l’Essentiel, stockage illimité, aucun filigrane Klubizz, API et automatisations complètes, et surtout 0 % de commission sur vos ventes.
- ULTIME : 249 €/mois. Tout le Pro, votre propre nom de domaine, marque blanche et personnalisation avancée du Klub.
Le tarif annuel du plan Pro mérite qu’on s’y arrête. Il est affiché à 395 € au lieu de 1 188 €, soit 67 % de remise, dans le cadre d’une offre fondateur que l’éditeur annonce comme conservée à vie. Ramené au mois, cela fait environ 33 € pour un plan sans aucune commission. À ce prix, la comparaison avec la concurrence n’est même plus un débat.
Attention toutefois : le tarif s’applique par communauté. Si vous voulez lancer trois Klubs distincts, vous payez trois abonnements.

Klubizz face à Skool : le match en chiffres
Puisque Klubizz se positionne explicitement comme l’alternative à Skool, comparons ce qui est comparable.
| Critère | Klubizz | Skool |
| Plan d’entrée | 9 €/mois, 5 % de commission | 9 $/mois, 10 % + 0,30 $ |
| Plan supérieur | 79 €/mois (395 €/an), 0 % de commission | 99 $/mois, 2,9 % + 0,30 $ |
| Encaissement | Votre compte Stripe, frais Stripe seuls | Stripe Express géré par Skool |
| Devises | EUR, CHF, CAD, USD | USD uniquement |
| Interface française | Oui, emails compris | Oui depuis août 2026, emails encore en anglais |
| Structure | Espaces façon Slack, verrouillables par palier | Fil unique |
| Contenu payant dans un club gratuit | Oui, par espace et par publication | Non, il faut créer une seconde communauté |
| Support | En français | En anglais |
| Hébergement | France et UE, conforme RGPD | États-Unis |
| API publique | Oui, complète, avec serveur MCP | Non |
| Application mobile | Installable en PWA sur iOS et Android, pas d’app native | Oui, app native iOS et Android |
| Visio intégrée | Non, annoncée par l’éditeur sans date | Oui |
| Ancienneté | Depuis juillet 2026 | Depuis 2019 |
Le tableau dit l’essentiel. Klubizz gagne sur l’argent, la granularité du contenu payant, la souveraineté et le support en français. Skool garde l’avantage sur la maturité, l’application native, la visio et l’effet réseau de ses communautés existantes.
Les avantages et les inconvénients de Klubizz
Ce que j’ai aimé :
- Zéro commission dès le plan Pro, avec encaissement sur votre propre compte Stripe. C’est l’argument le plus rentable du lot.
- Le contenu payant au niveau de la publication, et pas seulement de l’espace, ce qui permet de tenir une communauté hybride gratuite et premium au même endroit.
- Les espaces verrouillables par palier d’abonnement, une souplesse que ni Skool ni un groupe Facebook ne vous donnent.
- Le support en français, là où celui de Skool reste anglophone.
- Le multi-devises en euros, francs suisses et dollars canadiens, avec affichage HT ou TTC.
- L’hébergement vérifiable en France chez Scalingo, avec Umami en analytique sans cookie et zéro traceur publicitaire.
- Une API publique complète et un serveur MCP, disponibles dès 79 €/mois, ce que la concurrence facture bien plus cher ou ne propose pas.
- Le tarif fondateur à 395 €/an conservé à vie, tant que le prélancement dure.
- Une équipe déjà rodée, celle de Teachizy, qui fait tourner un SaaS français depuis 2020.
Ce qui m’a gêné :
- L’outil a moins de deux mois. Peu de communautés actives, un blog encore vide, aucun changelog public, et donc aucun recul sur la stabilité en charge.
- Pas d’application mobile native. Le service s’installe en PWA sur iOS et Android depuis le navigateur, ce qui dépanne, mais on n’a ni notifications push aussi fiables ni présence dans les stores.
- Pas de visioconférence intégrée, il faut passer par Zoom ou un équivalent. L’éditeur l’annonce, mais sans changelog public je ne compte que ce qui est livré.
- L’argument « français » s’est affaibli depuis que Skool a traduit son interface le 11 août. Le fondateur le reconnaît lui-même, ce qui est honnête, mais il faut en tenir compte.
- Certaines fonctionnalités sont annoncées mais pas livrées, comme l’affiliation interne au Klub, marquée « à venir » sur la page tarifs.
- Pas de plan gratuit, et la carte bancaire est réclamée dès le premier jour de l’essai.
Avis clients et D-Score Digitiz
Commençons par le point qui fâche : Klubizz n’a aucun avis client public. Ni Trustpilot, ni G2, ni Capterra. C’est logique pour un outil lancé mi-juillet 2026, mais ça veut dire qu’aucun retour indépendant ne vient confirmer ou contredire ce que j’ai constaté moi-même. Vous n’avez que mon test et les promesses de l’éditeur.
J’applique donc mon D-Score, la grille que j’utilise sur tous les logiciels testés, avec les mêmes sept piliers et les mêmes pondérations.
| Pilier | Poids | Note | Pourquoi |
| Fonctionnalités | 25 % | 8/10 | Espaces verrouillables, paywall jusqu’à la publication, multi-devises, Stripe en direct, API et MCP. Il manque la visio. |
| Expérience utilisateur | 20 % | 8/10 | Interface claire dès la première minute, tout en français, installable en PWA. Pas d’app native. |
| Satisfaction et réputation | 15 % | 4/10 | Aucun avis public nulle part. Ce n’est pas un mauvais signal, c’est une absence de signal. |
| Écosystème et intégrations | 10 % | 7/10 | API publique complète et serveur MCP dès 79 €, mais peu d’intégrations natives tierces. |
| Souveraineté et sécurité | 10 % | 8/10 | Application et base hébergées chez Scalingo à Strasbourg, analytique sans cookie. L’éditeur reste une société britannique. |
| Rapport valeur-prix | 10 % | 9/10 | Zéro commission dès le plan Pro et tarif fondateur conservé à vie. Pas de plan gratuit. |
| Dynamique produit | 10 % | 5,5/10 | Support en français et éditeur réactif, mais aucun changelog public et plusieurs fonctions encore annoncées. |
D-Score Digitiz : 7,2/10. Évaluation réalisée le 26 août 2026.
Ce que ça veut dire dans mon barème : un bon produit, avec des limites notables sur certains piliers. La note est tirée vers le bas par deux choses qui se règlent avec le temps, l’absence d’avis clients et l’absence de recul sur la stabilité. Elle est tirée vers le haut par le modèle économique, qui est objectivement le plus favorable au créateur de tout ce que j’ai testé dans cette catégorie.
Une précision sur la méthode, parce qu’elle compte ici. L’éditeur m’a signalé après publication plusieurs points que j’avais ratés, dont le paywall à la publication et l’installation en PWA. J’ai vérifié chacun d’eux moi-même avant de corriger cet article, et j’ai écarté ce que je n’ai pas pu confirmer. Ces corrections ont changé le détail de deux piliers, elles n’ont pas changé la note finale. L’affiliation et les retours d’éditeur ne font pas bouger un D-Score.
Les alternatives à Klubizz
Avant de vous décider, regardez ce que fait la concurrence, parce que les écarts de prix sont considérables.
Skool reste la référence du secteur avec son écosystème massif et son application mobile. Comptez 9 $/mois avec 10 % de commission, ou 99 $/mois avec 2,9 %. C’est le choix de la sécurité, si vous acceptez d’encaisser en dollars.
Circle est le plus complet du marché, avec cours, automatisations, email marketing et IA intégrée. En contrepartie, c’est aussi le plus cher : 89 $/mois pour le plan Professional, plus 2 % de commission qui s’ajoutent aux frais Stripe, et les fonctionnalités avancées grimpent vite à 199 $/mois.
Mighty Networks propose une offre proche de Circle, à 79 $/mois avec 2 % de commission, avec une vraie application mobile brandée sur les plans supérieurs.
Discord reste gratuit et imbattable pour animer une communauté, mais vous devrez brancher un outil tiers pour encaisser, et vous n’aurez ni contenus structurés ni parcours de progression.
Enfin, si votre besoin penche plus vers la formation que vers la communauté, tournez-vous vers un LMS. Podia côté international, ou LearnyBox côté français, répondront mieux à un catalogue de cours structuré.
Mon avis final sur Klubizz
Alors, l’alternative ultime à Skool ? Pas encore. Mais l’écart est plus faible que ce que l’âge du produit laisse imaginer.
Sur le papier financier, Klubizz écrase la concurrence. Un plan sans commission à 395 € l’année, avec encaissement direct sur votre Stripe, c’est trois à quatre fois moins cher que Circle ou Skool dès que vous dépassez quelques milliers d’euros de ventes mensuelles. Ajoutez les espaces verrouillables par palier, le multi-devises et une API que personne ne propose à ce tarif, et vous avez un produit qui tient debout tout seul, sans même invoquer le drapeau français.
Le vrai risque, il est ailleurs. Vous confieriez votre communauté et vos revenus récurrents à une plateforme de six semaines, sans application mobile et sans le moindre avis client indépendant. Ce n’est pas rien. Le fait que l’équipe de Teachizy soit aux commandes rassure beaucoup, mais cela ne remplace pas des mois d’exploitation en conditions réelles.
Ma recommandation est donc simple. Si vous démarrez votre communauté de zéro et que votre audience est francophone, foncez tester : les 14 jours d’essai ne coûtent rien et le tarif fondateur à vie ne repassera pas. Si vous avez déjà une communauté florissante sur Skool avec des centaines de membres actifs, laissez passer quelques mois et surveillez comment Klubizz évolue avant de tout migrer.