Top 20 des langages de programmation les plus utilisés par les développeurs en 2026

Top 20 des langages de programmation les plus utilisés par les développeurs en 2026

Table des matières

Dernière modification le 17 mai 2026

La guerre des langages de programmation continue de faire rage en 2026. Python s’accroche à sa première place malgré un recul, le C reprend le dessus sur le C++, Rust marque le pas et Swift refait surface dans le top 20. Basé sur le dernier index TIOBE d’avril 2026, voici un tour d’horizon complet des 20 langages qui font tourner aujourd’hui nos apps, sites web, infrastructures cloud et logiciels critiques.

Qu’est-ce que le TIOBE Index et comment est-il calculé ?

L’indice TIOBE, créé en 2002, mesure la popularité des langages de programmation auprès des développeurs en se basant sur le volume de requêtes formulées sur une vingtaine de moteurs de recherche, de Wikipedia à Google en passant par Bing, Amazon ou YouTube.

Important : le TIOBE index ne désigne pas le meilleur langage de programmation, ni celui ayant généré le plus de lignes de code. Il sert plutôt à :

  • Vérifier si vos compétences en programmation sont toujours à jour
  • Prendre une décision stratégique sur le langage à adopter pour un nouveau projet
  • Suivre les grandes tendances du marché du dev sur la durée

Les évaluations sont basées sur le nombre d’ingénieurs qualifiés dans le monde, de cours en ligne et de fournisseurs tiers. C’est un indicateur de visibilité et d’attention, plus que de pure adoption en production.

Le top 20 des langages de programmation (avril 2026)

Position Position avr. 2025 Langage Part de marché Évolution annuelle
1 1 Python 20,97 % -2,11 %
2 3 C 12,34 % +2,39 %
3 2 C++ 8,03 % -2,30 %
4 4 Java 7,79 % -1,84 %
5 5 C# 5,98 % +1,59 %
6 6 JavaScript 3,11 % -0,60 %
7 8 Visual Basic 3,02 % +0,08 %
8 10 SQL 1,75 % -0,44 %
9 14 R 1,62 % +0,43 %
10 9 Delphi/Object Pascal 1,52 % -1,01 %
11 12 Scratch 1,48 % +0,13 %
12 19 Perl 1,48 % +0,57 %
13 11 Fortran 1,22 % -0,82 %
14 13 PHP 1,17 % -0,13 %
15 7 Go 1,09 % -1,92 %
16 18 Rust 1,09 % +0,13 %
17 16 MATLAB 1,05 % -0,02 %
18 17 Assembly language 1,05 % +0,07 %
19 26 Swift 0,92 % +0,24 %
20 15 Ada 0,91 % -0,18 %

Source : TIOBE Index, avril 2026

Ce qu’il faut retenir du classement d’avril 2026

  • Python tient bon mais perd plus de 2 points en un an, un signal à suivre
  • Le C repasse devant le C++ et reprend la 2ᵉ place
  • Go dévisse de la 7ᵉ à la 15ᵉ place (-1,92 %)
  • Rust plafonne autour du top 15-16 alors qu’on l’attendait dans le top 10
  • Swift fait son retour dans le top 20 (de la 26ᵉ à la 19ᵉ place)
  • Perl bondit de la 19ᵉ à la 12ᵉ place, le come-back surprise du printemps

Les langages de programmation en détail

1. Python

Part de marché : 20,97 % (-2,11 % sur l’année)

Python reste de loin le langage le plus populaire au monde, porté par la vague IA, le machine learning, la data science et l’automatisation. Sa simplicité syntaxique et la richesse de son écosystème (NumPy, PyTorch, Pandas, FastAPI…) le rendent incontournable, du débutant au data engineer chevronné. La légère baisse de sa part de marché ne traduit pas un désamour, mais plutôt une maturation du marché : Python est devenu tellement standardisé que sa croissance est désormais structurelle.

2. C

Part de marché : 12,34 % (+2,39 % sur l’année)

Belle remontée pour le C, qui reprend la 2ᵉ place à C++. Pilier indéboulonnable du développement bas niveau, il reste au cœur des systèmes d’exploitation (Linux, noyaux), des microcontrôleurs, des bases de données et de tout ce qui exige un contrôle fin de la mémoire. Sa résurgence en 2026 reflète aussi le boom des projets embarqués, IoT et systèmes critiques.

3. C++

Part de marché : 8,03 % (-2,30 % sur l’année)

C++ recule d’une place mais conserve une influence majeure dans les jeux vidéo (Unreal Engine), la finance haute fréquence, les systèmes embarqués et les applications temps réel. Le langage continue d’évoluer (C++23, C++26 en préparation) avec un effort particulier sur la sécurité mémoire, un enjeu clé face à la concurrence de Rust.

4. Java

Part de marché : 7,79 % (-1,84 % sur l’année)

Java reste un standard absolu dans les applications d’entreprise et l’écosystème Android, malgré un léger recul. Le principe « Write Once, Run Anywhere » et la JVM continuent de séduire les architectures microservices et cloud (Spring Boot, Quarkus, Micronaut). Java 21 et 25 (LTS) ont aussi modernisé le langage avec des features attendues comme les records, le pattern matching et les virtual threads.

5. C#

Part de marché : 5,98 % (+1,59 % sur l’année)

C# rebondit nettement et confirme sa place dans le top 5. Cœur de l’écosystème Microsoft (.NET, Azure, Unity), il est massivement utilisé dans les applications d’entreprise, le développement de jeux vidéo et désormais le cross-platform avec .NET 9. Son intégration native avec Azure et GitHub Copilot lui donne un avantage compétitif réel sur le marché.

6. JavaScript

Part de marché : 3,11 % (-0,60 % sur l’année)

JavaScript reste incontournable du web, côté client comme serveur. Les frameworks dominants (React, Next.js, Vue, Svelte) continuent d’évoluer, et Node.js / Bun / Deno se disputent l’écosystème backend. Le rating TIOBE sous-évalue toutefois l’impact réel du langage : en termes d’usage en production, JavaScript reste probablement le langage le plus utilisé au monde, devant Python.

7. Visual Basic

Part de marché : 3,02 % (+0,08 % sur l’année)

Surprise du classement : Visual Basic se maintient solidement dans le top 10. Ce langage « dinosaure » reste massivement utilisé dans les outils internes d’entreprises, les macros Excel/Office et les applications de gestion legacy. Sa résilience témoigne du poids énorme du parc applicatif historique.

8. SQL

Part de marché : 1,75 % (-0,44 % sur l’année)

SQL n’est pas un langage de programmation généraliste, mais reste indispensable pour interroger les bases de données relationnelles (PostgreSQL, MySQL, SQL Server, Oracle) et désormais les data warehouses cloud (Snowflake, BigQuery, Redshift). Tout développeur ou data engineer doit le maîtriser, point.

9. R

Part de marché : 1,62 % (+0,43 % sur l’année)

R progresse fortement, gagnant 5 places en un an. C’est le langage de référence pour la statistique, l’analyse de données scientifique et la recherche académique. Bien que Python lui ait pris une grosse part du marché data science, R reste apprécié pour la précision de ses bibliothèques statistiques (tidyverse, ggplot2, caret).

10. Delphi/Object Pascal

Part de marché : 1,52 % (-1,01 % sur l’année)

Delphi recule mais reste dans le top 10. Toujours utilisé pour le développement rapide d’applications Windows et certaines applications industrielles, il bénéficie d’une communauté fidèle et d’un écosystème solide chez Embarcadero.

11. Scratch

Part de marché : 1,48 % (+0,13 % sur l’année)

Scratch confirme son rôle de langage d’apprentissage de référence. Conçu pour les enfants par le MIT, il sert aujourd’hui dans des millions d’écoles à travers le monde pour initier à la logique de programmation.

12. Perl

Part de marché : 1,48 % (+0,57 % sur l’année)

Perl signe le come-back de l’année en gagnant 7 places. Toujours utilisé pour le scripting système, le traitement de texte avancé (regex), la bioinformatique et certaines stacks legacy, le langage profite d’un regain d’intérêt sur des cas d’usage très spécialisés.

13. Fortran

Part de marché : 1,22 % (-0,82 % sur l’année)

Fortran perd un peu de terrain mais reste utilisé dans le calcul scientifique haute performance (climatologie, physique nucléaire, simulations numériques). Près de 70 ans après sa création, il est toujours là, un sacré tour de force.

14. PHP

Part de marché : 1,17 % (-0,13 % sur l’année)

PHP s’érode lentement mais continue de propulser plus de 75 % du web mondial via WordPress, Laravel et Symfony. Loin de l’image vieillissante qu’on lui colle parfois, PHP 8.4 a apporté de vraies modernisations (typage strict, performances, JIT) qui le maintiennent compétitif.

15. Go

Part de marché : 1,09 % (-1,92 % sur l’année)

Grosse chute pour Go, qui passe de la 7ᵉ à la 15ᵉ place. Conçu par Google, le langage reste massivement utilisé dans l’infrastructure cloud (Kubernetes, Docker, Terraform) et les microservices, mais sa hype semble se tasser. À surveiller : c’est le seul langage du top 20 à perdre près de 2 points en un an.

16. Rust

Part de marché : 1,09 % (+0,13 % sur l’année)

Rust plafonne. Après être entré dans le top 20 en 2020, il avait atteint la 13ᵉ place début 2026, beaucoup pensaient qu’il viserait le top 10. Trois mois plus tard, il redescend à la 16ᵉ place. L’adoption semble atteindre un palier : si le langage séduit pour la sécurité mémoire et les performances, sa courbe d’apprentissage reste un frein pour le grand public développeur.

17. MATLAB

Part de marché : 1,05 % (-0,02 % sur l’année)

Stable. MATLAB reste la référence en ingénierie, recherche, modélisation mathématique et traitement du signal. Son usage est très spécialisé mais profondément ancré dans les industries automobile, aérospatiale et scientifique.

18. Assembly language

Part de marché : 1,05 % (+0,07 % sur l’année)

L’assembleur reste utilisé pour les besoins les plus pointus : microcontrôleurs, systèmes critiques, optimisation extrême, reverse engineering, sécurité offensive. Pas pour tout le monde, mais irremplaçable dans son créneau.

19. Swift

Part de marché : 0,92 % (+0,24 % sur l’année)

Le retour de Swift dans le top 20 confirme la vitalité de l’écosystème Apple (iOS, macOS, watchOS, visionOS). SwiftUI continue de s’imposer comme le standard pour les nouvelles apps, et l’arrivée d’Apple Intelligence pousse les développeurs à se former au langage.

20. Ada

Part de marché : 0,91 % (-0,18 % sur l’année)

Ada clôt le top 20. Conçu pour les systèmes critiques (aviation, défense, ferroviaire, spatial), c’est un langage de niche mais dont la fiabilité reste inégalée pour les applications où une erreur peut coûter des vies.

Quelles tendances retenir pour 2026 ?

Au-delà du classement brut, plusieurs grandes lignes se dégagent :

  • L’IA continue de tirer Python, mais sa croissance se stabilise : le langage est devenu un standard, plus une nouveauté
  • Le retour des « vieux » langages : C, Visual Basic, Perl, Fortran, Cobol, preuve que la tech vit aussi de son legacy
  • Rust déçoit ses prétentions de top 10 : la barrière d’apprentissage reste un frein
  • Go marque le pas après des années d’adoption explosive
  • Swift redevient stratégique avec la pression d’Apple Intelligence sur l’écosystème iOS/macOS
  • SQL et R confirment leur rôle central dans la data, malgré la suprématie de Python

Quel langage apprendre en 2026 ?

Difficile de donner une réponse universelle, mais voici quelques pistes selon votre objectif :

  • Pour débuter : Python, sans hésitation
  • Pour le web frontend : JavaScript / TypeScript
  • Pour le web backend : Python, Node.js, Java, C#, PHP ou Go selon les projets
  • Pour le mobile iOS : Swift
  • Pour l’Android natif : Kotlin (légèrement hors top 20 ce mois) ou Java
  • Pour la data et l’IA : Python (et R en complément)
  • Pour le cloud / DevOps / infra : Go, Python, Bash + un peu de Rust
  • Pour les jeux vidéo : C++ (Unreal) ou C# (Unity)
  • Pour la finance, le trading : C++, Python, parfois Rust
  • Pour les systèmes critiques / embarqué : C, C++, Rust, Ada

Une chose est sûre : la diversité des langages reste une force du métier. Aucun langage ne couvre tous les besoins, et savoir en maîtriser plusieurs reste une compétence précieuse pour tout développeur en 2026.

Source : TIOBE Index, avril 2026. Données arrêtées au 15 avril 2026.

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