Modèle de bon de commande Excel et Google Sheets gratuit

Un bon de commande signé par les deux parties en quelques minutes : remises, frais de livraison, TVA, acompte et date de livraison calculés seuls, conditions déjà rédigées. À télécharger en Excel ou à copier dans Google Sheets.

Aperçu du modèle de bon de commande Digitiz : acheteur, adresse de livraison, lignes d'articles avec remise, totaux, acompte et double signature

Vous préférez un logiciel qui transforme la commande en facture ?

Ce modèle convient très bien pour quelques commandes par mois. Au-delà, ou si vous voulez qu’un devis accepté devienne un bon de commande, puis une facture, sans rien ressaisir, trois logiciels de gestion commerciale que j’ai testés enchaînent ces documents pour vous.

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Transforme la commande acceptée en facture en un clic, sans rien ressaisir. Facturation gratuite.

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Réunit devis, commandes, factures et relances dans un seul outil pensé pour les TPE.

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Certains de ces liens sont affiliés : si vous souscrivez en passant par eux, Digitiz touche une commission, sans surcoût pour vous. Cela ne change rien à mon avis sur ces outils.

Ce que contient ce modèle de bon de commande

L’ancien modèle que je proposais ici tenait en une colonne de montants et un taux de TVA unique. Je l’ai entièrement refait pour qu’il serve de vrai document contractuel, signé par les deux parties. Le classeur compte trois feuilles :

  • Bon de commande : le document à signer, sur une page A4. En-tête vendeur, numéro de commande, date, numéro du devis de référence, bloc acheteur, adresse de livraison distincte, douze lignes d’articles, totaux, conditions de livraison et de paiement, double signature ;
  • Paramètres : vos coordonnées, votre régime de TVA, le taux d’acompte, le délai de livraison, le délai de paiement du solde et le taux de TVA des frais de port. Vous les saisissez une fois ;
  • Mode d’emploi : les étapes, et un rappel des règles propres à la vente aux particuliers.

Les calculs sont automatiques. Chaque ligne accepte une remise en pourcentage et son propre taux de TVA, choisi dans un menu déroulant. Les frais de livraison se saisissent à part et reçoivent leur TVA. Le modèle calcule ensuite le total HT, la TVA, le total TTC, le montant de l’acompte versé à la commande et le solde restant dû. La date de livraison prévue se calcule à partir de la date de commande et du délai que vous avez fixé dans « Paramètres ». En franchise en base de TVA, la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » remplace la ligne de TVA.

Le fichier existe en version Excel, qui s’ouvre aussi dans LibreOffice et Numbers, et en version Google Sheets, qui vous propose directement d’en créer une copie dans votre Drive.

Comment l’utiliser

Remplissez d’abord la feuille « Paramètres ». Passez ensuite sur « Bon de commande » : changez le numéro, la date, et reportez le numéro du devis accepté s’il y en a eu un. Ce simple renvoi relie les deux documents et évite toute discussion sur le prix convenu.

Renseignez l’acheteur, puis l’adresse de livraison si elle diffère : un chantier, un entrepôt, un second établissement. J’ai prévu deux lignes pour les contraintes d’accès et le contact sur place, parce que c’est souvent ce qui manque le jour de la livraison. Saisissez vos articles avec leur référence, leur quantité, leur prix unitaire hors taxes, la remise éventuelle et le taux de TVA. Indiquez les frais de livraison dans la case verte et choisissez le mode de livraison dans le menu.

Imprimez ou enregistrez en PDF, faites signer l’acheteur avec la mention « Bon pour commande », signez à votre tour et remettez-lui un exemplaire. Pour les conditions générales auxquelles le bon renvoie, mon générateur de CGV vous donne une base à adapter.

Bon de commande ou devis : quelle différence ?

Les deux documents se ressemblent, mais ils n’ont pas le même rôle. Le devis est émis par le vendeur : c’est une proposition, qui reste valable pendant la durée qu’il indique et qui n’engage personne tant que le client ne l’a pas acceptée. Le bon de commande formalise l’achat lui-même. Il est rempli ou signé par l’acheteur, qui exprime sa volonté ferme d’acheter, puis accepté par le vendeur.

Dans la pratique, le devis est plutôt le document des prestations sur mesure : il faut chiffrer avant de s’engager. Le bon de commande est celui des ventes de produits à prix connu, d’un catalogue ou d’un tarif, et des commandes passées par les services achats des entreprises, qui émettent souvent leur propre bon à partir de votre devis. Les deux peuvent se succéder : un devis accepté, puis un bon de commande qui en reprend le numéro et précise la livraison. Si vous en êtes à l’étape du chiffrage, partez plutôt de mon modèle de devis.

Quelle valeur a un bon de commande signé ?

Une fois signé par l’acheteur et accepté par le vendeur, le bon de commande est un contrat de vente. Le vendeur s’engage à livrer les articles décrits, au prix et dans le délai indiqués. L’acheteur s’engage à payer. Aucune des parties ne peut plus modifier les quantités, les prix ou la date de livraison sans l’accord de l’autre. C’est pour cela que la signature des deux côtés compte : un bon signé par le seul acheteur reste une offre d’achat tant que vous ne l’avez pas acceptée.

La somme versée à la commande mérite une attention particulière. Service-Public le rappelle dans sa fiche sur les acomptes et les arrhes : un acompte engage définitivement les deux parties, alors que des arrhes permettent à chacune de se dédire, l’acheteur en les perdant, le vendeur en les remboursant au double. Avec un particulier, toute somme versée d’avance est considérée comme des arrhes si le contrat ne précise rien. Le modèle écrit donc noir sur blanc « acompte versé à la commande ».

Les mentions à faire figurer

Il n’existe pas de liste légale unique des mentions d’un bon de commande. Les exigences varient selon que votre client est un professionnel ou un particulier, et selon la façon dont la vente est conclue. Voici celles que je considère comme indispensables, et que le modèle intègre :

  • le numéro et la date du bon, et le numéro du devis s’il y en a un ;
  • l’identité complète du vendeur (nom, adresse, SIRET, TVA intracommunautaire) et celle de l’acheteur ;
  • la désignation précise de chaque article, sa quantité, son prix unitaire, la remise éventuelle ;
  • le total HT, la TVA, le total TTC, et les frais de livraison ;
  • la date ou le délai de livraison, le lieu et le mode de livraison ;
  • les conditions de paiement : montant et nature du versement initial, échéance du solde, moyen de règlement ;
  • pour un acheteur professionnel, les pénalités de retard et l’indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement, prévues par l’article L441-10 du Code de commerce ;
  • le renvoi à vos conditions générales de vente, et la signature des deux parties.

Livraison : ce que dit la loi en 2026

Avec un client particulier, indiquer une date ou un délai de livraison n’est pas une option. En 2026, à défaut d’indication ou d’accord, le vendeur doit livrer au plus tard 30 jours après la conclusion du contrat, que la vente ait lieu en magasin ou à distance, comme le détaille Service-Public dans sa fiche sur la livraison d’un bien acheté en magasin. En cas de retard, le client peut vous mettre en demeure de livrer dans un délai raisonnable, puis annuler la commande et obtenir le remboursement des sommes versées.

Si le bon de commande est signé à distance ou hors de vos locaux, par exemple au domicile du client, le particulier dispose en principe d’un droit de rétractation de 14 jours, sauf exceptions prévues par la loi. Vous devez l’en informer avant la signature et lui remettre le formulaire type de rétractation. Joignez-le au bon de commande dans ces situations.

Entre professionnels, les règles sont plus souples : c’est le contrat qui fixe la date de livraison et le moment du transfert des risques. D’où l’intérêt de les écrire. Le modèle prévoit par défaut un transfert des risques à la remise de la marchandise, à adapter à votre situation.

Tableur ou logiciel de gestion commerciale ?

Un tableur fait parfaitement l’affaire pour quelques commandes par mois. Il montre ses limites dès que les documents s’enchaînent : un devis à recopier en bon de commande, puis en bon de livraison, puis en facture, avec à chaque fois un risque d’erreur de saisie. Un logiciel de gestion commerciale génère chaque document à partir du précédent, suit les commandes en cours et relance les retards. J’en compare une vingtaine dans mon comparatif des logiciels de gestion commerciale, et les trois présentés en haut de cette page sont ceux que je recommande pour une petite entreprise.

Gardez aussi en tête que la facture qui suivra la livraison est désormais concernée par la réforme de la facturation électronique. Le bon de commande, lui, ne l’est pas : vous pouvez continuer à l’éditer avec ce modèle.

Trois erreurs que je vois souvent

Ne pas faire signer le vendeur. Beaucoup d’entreprises archivent le bon signé par le client et oublient de le contresigner. En cas de litige sur un délai ou un prix, c’est votre acceptation qui fixe le contrat.

Oublier la date de livraison. Sans date, c’est le délai légal de 30 jours qui s’applique avec un particulier, et rien de précis avec un professionnel. Une date écrite protège les deux parties.

Écrire « arrhes » par habitude. Le mot a des conséquences : il laisse au client la possibilité d’annuler en perdant la somme. Si vous voulez une commande ferme, écrivez « acompte ».

Pour la suite, mes modèles de facture d’acompte et de facture reprennent la même présentation, et mon calculateur de TVA vous aide à vérifier un montant HT ou TTC en un clic.