Votre site met trois secondes à s’afficher, le support met trois jours à répondre, et vous vous demandez si l’herbe est plus verte ailleurs ? Vous n’êtes pas seul. OVHcloud reste le premier hébergeur web français et un acteur solide sur le cloud, mais son mutualisé traîne une réputation de support difficile à joindre et de performances irrégulières selon le serveur sur lequel on atterrit.
Le marché a beaucoup bougé depuis deux ans. o2switch a mis fin à son offre unique en février 2025 et appartient à un groupe néerlandais depuis 2022, Gandi a pris le même chemin, Hetzner a relevé ses prix trois fois rien qu’en 2026, et Hostinger a ouvert un datacenter à Paris. Autrement dit : ce qui était vrai en 2023 ne l’est plus.
Voici les dix hébergeurs qui tiennent la route aujourd’hui. Les tarifs indiqués datent du 21 août 2026 et proviennent des pages françaises officielles, prix de renouvellement compris. C’est parti !
En bref, mes recommandations :
- Hostinger pour démarrer avec le budget le plus serré, sans sacrifier la vitesse ;
- Infomaniak pour garder vos données en Europe chez un acteur indépendant ;
- PlanetHoster pour les freelances et les agences qui gèrent plusieurs sites ;
- o2switch pour un mutualisé français généreux et sans mauvaise surprise ;
- Scaleway pour remplacer OVHcloud sur du VPS ou du cloud.
1. Hostinger

Hostinger est le nom qui revient le plus souvent quand on cherche à quitter OVH sans exploser son budget. Le lituanien revendique plus de 5 millions d’utilisateurs et a ouvert un datacenter à Paris, ce qui règle la question de la latence pour un site français. Son panneau maison, hPanel, est de loin le plus simple à prendre en main de cette sélection.
Les fonctionnalités clés de Hostinger :
- Datacenter à Paris : vos fichiers restent en France, avec des temps de réponse de quelques dizaines de millisecondes depuis l’Hexagone
- hPanel plutôt que cPanel : interface épurée, installation de WordPress en un clic et migration de site gratuite
- Nom de domaine offert la première année dès la formule Premium
- Sauvegardes automatiques et certificat SSL illimité inclus dans toutes les offres
L’entrée de gamme affiche son meilleur prix au prix d’un engagement de 48 mois payé d’avance.
- Premium : 2,99 € par mois sur 48 mois, soit 143,52 € à régler en une fois, pour 3 sites ; renouvellement à 9,99 € par mois
- Business : 3,99 € par mois, sites illimités et sauvegardes quotidiennes ; renouvellement à 16,99 € par mois
- Cloud Startup : 7,99 € par mois avec ressources dédiées ; renouvellement à 23,99 € par mois
Mon avis : c’est le meilleur rapport prix/simplicité pour un premier site, un blog ou une vitrine d’indépendant. Le piège, c’est le renouvellement qui triple une fois la promotion terminée, et l’engagement sur quatre ans nécessaire pour y avoir droit. Calculez le coût sur cinq ans avant de signer, et lisez mon test complet de Hostinger si vous hésitez encore.
2. Infomaniak

Infomaniak est mon choix par défaut dès qu’on me parle de souveraineté des données. Le suisse est resté indépendant, exploite ses propres datacenters dans la région genevoise et développe lui-même la quasi-totalité de ses services. Son offre Hébergement Web accepte jusqu’à 100 sites sur un seul compte, ce qui est rare à ce niveau de prix.
Les fonctionnalités clés d’Infomaniak :
- 250 à 650 Go d’espace SSD selon la formule, avec 20 à 100 sites hébergés sur le même abonnement
- Trafic illimité et accès SSH inclus dès la première formule payante
- Support en français par téléphone et par écrit, sans passer par un chatbot
- Datacenters suisses écoconçus, avec récupération de la chaleur des serveurs pour chauffer des logements
Une offre Starter gratuite existe, mais elle se limite à une page très simple.
- Hébergement Starter : gratuit avec l’achat d’un nom de domaine, 10 Mo d’espace et 1 Go de trafic par mois
- Hébergement Web : 5,75 € par mois, avec 30 jours d’essai gratuits
- Serveur Cloud managé : 24,92 € par mois, jusqu’à 32 vCPU et 128 Go de RAM
Mon avis : le prix ne bouge pas au renouvellement, et ça change tout par rapport aux offres d’appel du marché. Deux réserves : la Suisse est hors Union européenne, même si son cadre est reconnu adéquat pour les transferts de données, et une panne d’alimentation a coupé une partie des services pendant environ quatre heures en juillet 2026. Mon avis détaillé sur Infomaniak revient sur ce point.
3. PlanetHoster

PlanetHoster est le seul de cette liste à vous laisser choisir la juridiction de vos données au moment de la commande. Le québécois exploite sa propre infrastructure depuis 2007, avec trois datacenters en France, en Suisse et au Canada, et revendique plus de 500 000 sites hébergés. Son modèle par Projet isole chaque site avec ses propres ressources, au lieu de tout entasser sur un serveur partagé.
Les fonctionnalités clés de PlanetHoster :
- Choix du pays d’hébergement : France, Suisse ou Canada, décidé à la souscription
- Ressources modulables : vCPU et RAM ajustables sans changer d’offre ni migrer
- Support francophone 24/7 par téléphone, chat et ticket
- Rachat de Digital Forest en février 2026, qui renforce son ancrage écoresponsable en France
Le Projet Web Standard sert d’entrée de gamme, avec une promotion valable sur 24 mois.
- Projet Web Standard : 7,99 € par mois pendant 24 mois, puis 19,99 € par mois
- World : 12,99 € par mois, pour les sites qui montent en charge
- Ultra : 19,99 € par mois, pensé pour l’e-commerce et les applications critiques
Mon avis : c’est l’offre la plus intéressante pour un freelance ou une agence qui gère plusieurs sites clients, grâce à l’isolation par projet et au choix de la région. La contrepartie, c’est une grille devenue complexe et une hausse marquée au renouvellement. Comptez le vrai prix dès la troisième année, comme je l’explique dans mon test de PlanetHoster.
4. o2switch

o2switch reste la référence du mutualisé français chez les développeurs et les agences web. Tout est hébergé à Clermont-Ferrand, dans des datacenters que l’entreprise exploite elle-même, et l’interface reste du cPanel classique que tout le monde sait piloter. Le catalogue a changé en février 2025 avec la fin de la fameuse offre unique.
Les fonctionnalités clés d’o2switch :
- Ressources annoncées sans détour : 8 vCPU et 16 Go de RAM dès la formule Grow
- cPanel complet avec accès SSH, tâches cron, Node.js, Python et bases de données illimitées
- Nom de domaine inclus et nombre de sites hébergés non limité
- Support technique français joignable par téléphone, sans surcoût
La promotion la plus visible porte sur l’offre Cloud, mais ce n’est pas elle la moins chère sur la durée.
- Grow : 7 € HT par mois, soit 84 € HT par an, sans hausse au renouvellement
- Cloud : 1,86 € HT par mois la première année (22,32 € HT), puis 16 € HT par mois
- Pro : 6,25 € HT par mois la première année (75 € HT), puis 24 € HT par mois
Mon avis : pour un site vitrine ou un WordPress classique, prenez Grow et ignorez la promotion Cloud : sur trois ans, Cloud revient à 406 € HT contre 252 € HT pour Grow. Un point à connaître avant de signer : o2switch appartient au groupe néerlandais TWS, devenu Your.Online, depuis 2022. L’infrastructure reste française, la propriété ne l’est plus. Les détails sont dans mon avis sur o2switch.
5. LWS

LWS est né la même année qu’OVH, en 1999, et joue exactement sur le même terrain : hébergement, noms de domaine, serveurs, le tout en France. C’est aussi le moins cher de cette sélection, avec un ticket d’entrée sous les 2 € par mois. Ses datacenters sont installés en région parisienne et à Épinal.
Les fonctionnalités clés de LWS :
- Datacenters 100 % français avec un support technique basé en France
- Domaine, SSL et adresses mail inclus dès la première offre
- Stockage SSD et trafic illimité, avec une disponibilité annoncée à 99,99 %
- Créateur de site assisté par IA fourni avec les formules d’hébergement
L’offre Perso suffit pour une vitrine, à condition d’accepter des ressources serrées.
- Perso : 1,49 € HT par mois (1,79 € TTC), contre 3,99 € HT hors promotion
- Starter : 3,49 € HT par mois (4,19 € TTC), pour un blog ou un site de PME
- Performance : 6,99 € HT par mois (8,39 € TTC), avec support prioritaire
Mon avis : c’est le prix d’entrée le plus bas du marché français, et pour un premier site c’est un argument qui compte. Deux bémols : l’empilement de promotions et d’options rend la facture difficile à lire, et les ressources de l’offre Perso s’épuisent vite dès qu’un site prend du trafic. Prévoyez de passer sur Starter assez tôt, comme je le détaille dans mon test de LWS.
6. Scaleway

Si vous quittez OVH pour ses VPS ou son cloud plutôt que pour son mutualisé, c’est Scaleway qu’il faut regarder en premier. La filiale du groupe Iliad, maison mère de Free, opère ses propres régions à Paris, Amsterdam et Varsovie, avec une console et une API taillées pour les développeurs.
Les fonctionnalités clés de Scaleway :
- Régions européennes uniquement, avec deux zones de disponibilité à Paris
- API, Terraform et Kubernetes managé pour automatiser les déploiements
- Facturation à l’heure et sans engagement, avec arrêt de la facturation à l’extinction
- Gamme Dedibox pour les serveurs dédiés, héritée d’Online.net
Ce n’est plus du mutualisé : on loue une instance, à laquelle il faut ajouter le stockage et l’adresse IPv4.
- STARDUST1-S : environ 0,43 € par mois, pour un micro-service ou un bac à sable
- DEV1-S : environ 6,55 € par mois, avec 2 vCPU et 2 Go de RAM
- Dedibox VPS : à partir de 4,99 € par mois, avec présence dans 60 villes
Mon avis : c’est l’alternative la plus crédible à OVHcloud sur le terrain du cloud souverain, à condition de savoir administrer un serveur. Scaleway a relevé ses tarifs au 1er juin 2026 sur le stockage, les IPv4 et plusieurs gammes, donc vérifiez votre facture estimée avant de migrer. Si vous hésitez sur le format, mon guide sur l’hébergement VPS pose les bases.
7. IONOS

IONOS est le concurrent européen le plus direct d’OVH : domaines, mutualisé, VPS, cloud, le catalogue est aussi large. L’allemand met en avant un conseiller personnel joignable par téléphone, inclus dans toutes les offres, ce qui reste rare à ce niveau de prix.
Les fonctionnalités clés d’IONOS :
- Conseiller personnel dédié, avec une ligne directe plutôt qu’un formulaire de contact
- 100 à 500 Go de stockage selon la formule, domaine et certificat SSL inclus
- Datacenters européens, dont Francfort, Berlin, Paris et Londres
- Outils intégrés : créateur de site, boutique en ligne et messagerie professionnelle
Les prix d’appel sont très agressifs, mais la marche au renouvellement est raide.
- Standard : 3 € HT par mois pendant 6 mois, puis 6 € HT (7,20 € TTC)
- Plus : 1 € HT par mois pendant 12 mois, puis 11 € HT (13,20 € TTC)
- Premium : 8 € HT par mois pendant 6 mois, puis 16 € HT (19,20 € TTC)
Mon avis : le support téléphonique est le vrai argument, surtout si vous n’êtes pas à l’aise avec la technique et que l’idée d’attendre un ticket vous angoisse. En face, il faut accepter des ventes additionnelles omniprésentes au tunnel de commande et un prix qui peut être multiplié par onze au renouvellement. Mon avis sur IONOS détaille les options à décocher.
8. WPServeur

WPServeur ne fait qu’une seule chose : héberger des sites WordPress en France, en s’occupant de tout. Mises à jour, sauvegardes, cache, sécurité, et même la réparation en cas de piratage, comprise dans l’abonnement. L’hébergeur fait partie du groupe Céleste depuis le rachat de Magic Online.
Les fonctionnalités clés de WPServeur :
- Infogérance complète : serveur, cache, mises à jour et sécurité pris en charge par l’équipe
- Garantie de réparation si votre site est piraté, sans facture supplémentaire
- Migration offerte depuis votre hébergeur actuel, avec environnement de préproduction
- Support WordPress francophone assuré par des gens qui connaissent le CMS
Le tarif est stable, sans promotion d’appel ni hausse programmée au renouvellement.
- Starter : 9,90 € HT par mois, soit 99 € HT par an, pour 1 site et 3 Go d’espace
- Freelance : à partir de 21,50 € HT par mois, de 1 à 15 sites WordPress
- Agence : à partir de 188,50 € HT par mois, de 20 à 30 sites WordPress
Mon avis : c’est plus cher qu’un mutualisé généraliste, mais vous ne payez pas des gigaoctets, vous payez du temps que vous ne passerez pas à réparer un site. Les 3 Go de l’offre Starter sont vite atteints dès qu’on ajoute une médiathèque un peu fournie. Si vous facturez votre temps, le calcul est vite fait ; sinon, regardez plutôt mon comparatif des hébergeurs WordPress.
9. Hetzner

Hetzner est le champion européen du rapport puissance/prix. L’allemand exploite ses datacenters à Falkenstein, Nuremberg et Helsinki et propose des serveurs dédiés à des tarifs que peu d’acteurs arrivent à suivre. Aucun datacenter en France, en revanche, ce qui ajoute quelques millisecondes de latence.
Les fonctionnalités clés de Hetzner :
- Meilleur rapport ressources/prix du marché européen sur le cloud et le dédié
- Trafic très généreux, avec 20 To inclus sur la plupart des instances cloud
- Server Auction : des serveurs d’occasion remis en vente à prix cassé
- Mutualisé disponible via konsoleH, l’interface maison, pour les besoins simples
Le mutualisé démarre très bas, mais le cloud a nettement augmenté cette année.
- Webhosting S : environ 1,60 € par mois, pour un petit site personnel
- Webhosting L : environ 8,32 € par mois, pour un site d’entreprise
- Cloud Regular Performance : à partir de 11,99 € par mois
Mon avis : réservé à un profil technique, parce que le support et les interfaces sont en allemand et en anglais. Point de vigilance sérieux : Hetzner a relevé ses tarifs trois fois en 2026, avec des hausses dépassant 100 % sur certaines gammes de CPU dédiés. Le rapport qualité/prix reste bon, mais il n’est plus le même qu’il y a deux ans.
10. Gandi

Gandi est l’autre nom historique français à côté d’OVH, connu d’abord pour les noms de domaine puis pour l’hébergement. Son offre Simple Hosting stocke les données en France et au Luxembourg, avec un nom de domaine et des boîtes mail compris dans le forfait. Pratique quand on veut tout regrouper sur un seul compte.
Les fonctionnalités clés de Gandi :
- Registrar et hébergeur réunis : domaine, DNS, DNSSEC et hébergement au même endroit
- Installation automatisée de WordPress ou PrestaShop en quelques clics
- PHP, Python et Node.js supportés, sur des instances redimensionnables
- 1 ou 2 boîtes mail et certificat SSL inclus dans l’abonnement
Les tarifs sont affichés toutes taxes comprises, ce qui change des habitudes du secteur.
- L’Essentiel : 2,40 € TTC par mois, soit 28,80 € par an
- Starter : 4,79 € TTC par mois, soit 180 € par an
- Advanced : 6,38 € TTC par mois, soit 240 € par an
Mon avis : regrouper domaine, DNS et hébergement au même endroit simplifie franchement la gestion quotidienne, et l’affichage TTC évite les mauvaises surprises. Deux réserves : Gandi n’est plus indépendant depuis son rachat par TWS en 2023, aujourd’hui Your.Online comme o2switch, et plusieurs hausses de tarifs ont suivi. Les ressources de L’Essentiel restent par ailleurs très modestes.
Tableau comparatif des alternatives à OVH
| Hébergeur | Origine | Où sont vos données | Prix d’entrée | Prix au renouvellement |
| Hostinger | Lituanie | Paris, Allemagne, Lituanie | 2,99 €/mois sur 48 mois | 9,99 €/mois |
| Infomaniak | Suisse | Région de Genève | 5,75 €/mois | Identique |
| PlanetHoster | Canada | France, Suisse ou Canada au choix | 7,99 €/mois sur 24 mois | 19,99 €/mois |
| o2switch | France | Clermont-Ferrand | 7 € HT/mois (Grow) | Identique |
| LWS | France | Région parisienne et Épinal | 1,49 € HT/mois | 3,99 € HT/mois |
| Scaleway | France | Paris, Amsterdam, Varsovie | À partir de 4,99 €/mois | Facturation à l’heure |
| IONOS | Allemagne | Francfort, Berlin, Paris, Londres | 1 € HT/mois sur 12 mois | 11 € HT/mois |
| WPServeur | France | France | 9,90 € HT/mois | Identique |
| Hetzner | Allemagne | Allemagne et Finlande | Environ 1,60 €/mois | Identique |
| Gandi | France | France et Luxembourg | 2,40 € TTC/mois | Identique |
Comment choisir son alternative à OVH ?
Le classement ci-dessus donne des noms, pas une décision. Quatre questions suffisent à trancher dans la plupart des cas.
Faut-il absolument héberger ses données en France ?
Pour un site vitrine, un blog ou une boutique classique, non. Un datacenter situé dans l’Union européenne suffit à répondre aux exigences du RGPD, et la Suisse bénéficie d’une décision d’adéquation qui la met sur le même plan. Ce qui compte vraiment, c’est le contrat de sous-traitance, la localisation des sauvegardes et le chiffrement.
En revanche, la nuance est réelle pour les données de santé, les marchés publics ou tout ce qui touche à des informations stratégiques. Là, un simple « serveurs en France » ne suffit plus : il faut vérifier si l’offre est qualifiée SecNumCloud, qui examine aussi le contrôle capitalistique et l’exposition aux lois extraterritoriales. Autre réflexe utile : regarder à qui appartient l’hébergeur. o2switch et Gandi sont français par leur infrastructure, néerlandais par leur actionnariat.
Combien coûte réellement un hébergement sur trois ans ?
C’est le calcul que presque personne ne fait, et c’est celui qui change le classement. Un hébergeur à 1 € HT par mois la première année qui passe à 11 € HT ensuite vous coûtera 276 € HT sur trois ans. Un hébergeur à 7 € HT par mois sans promotion vous en coûtera 252 €. Le second est donc moins cher, alors qu’il paraît sept fois plus cher au premier coup d’œil.
Prenez trente secondes pour multiplier : prix promotionnel multiplié par la durée de la promo, plus prix de renouvellement multiplié par les mois restants. Mon guide sur le prix d’un hébergement web détaille les postes de coût qu’on oublie souvent, comme le nom de domaine, le certificat SSL ou les sauvegardes facturées en option.
Mutualisé, VPS ou hébergement infogéré ?
Le mutualisé convient à l’immense majorité des sites : vitrine, blog, portfolio, petite boutique. Vous partagez un serveur avec d’autres, l’hébergeur s’occupe de la maintenance, et ça coûte entre 2 et 10 € par mois. C’est le choix par défaut, et il est bon.
Le VPS devient intéressant quand vous avez besoin de configurer votre environnement, d’installer des services particuliers ou de garantir des ressources. Il suppose de savoir administrer un serveur Linux, ou d’avoir quelqu’un pour le faire. L’infogéré, enfin, est le compromis pour ceux qui veulent la tranquillité sans y passer leurs soirées : vous payez plus cher, mais les mises à jour, la sécurité et les sauvegardes ne vous concernent plus.
Comment migrer son site sans le casser ?
La plupart des hébergeurs de cette liste migrent votre site gratuitement. Hostinger, PlanetHoster et WPServeur le font pour vous, y compris depuis OVH. Il suffit de leur fournir vos accès FTP et base de données.
Si vous migrez seul, l’ordre compte : commencez par sauvegarder fichiers et base de données, transférez le tout chez le nouvel hébergeur, testez le site avec un fichier hosts local ou une URL temporaire, et ne changez les DNS qu’une fois que tout fonctionne. Baissez le TTL de vos enregistrements DNS à 300 secondes 24 heures avant la bascule, et gardez l’ancien hébergement actif une semaine de plus. Ça coûte quelques euros et ça évite une coupure.
Conclusion
Il n’existe pas d’alternative à OVH qui gagne sur tous les tableaux. Si votre priorité est le budget, Hostinger et LWS descendent sous les 3 € par mois. Si c’est la maîtrise de vos données, Infomaniak et PlanetHoster sont les mieux placés. Si vous partez du cloud ou des VPS d’OVHcloud, Scaleway est le remplaçant le plus évident.
Mon conseil : notez d’abord ce qui vous a fait quitter OVH, puis choisissez l’hébergeur qui règle précisément ce problème. Un support injoignable et une facture trop élevée ne se soignent pas avec la même solution. Et si vous voulez élargir la comparaison au-delà de ces dix noms, mon comparatif des hébergeurs web couvre le marché plus large.